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La presse algérienne, entre tuteurs étrangers et quête d’une gloire perdue !

DIA-05 juillet 2017: La presse algérienne a-t-elle encore besoin de leçons de la part de ses fossoyeurs d’ici et de là-bas ? S’il est de l’avis général que les journalistes post-octobre 1988 n’ont pas pu transmettre le sens de leur combat pour la liberté de la presse hérité durement acquis de leur résistance au système politique avant l’ouverture démocratique et leur détermination à faire face au totalitarisme islamiste des années 1990, il n’en reste pas moins que leur l’expertise gagnerait à être sauvegardé pour servir de base de travail pour les générations d’aujourd’hui et de demain.

Un journaliste étranger bien connu pour son soutien aux partisans du « qui tue qui ?  » au moment où l’Algérie luttait seule contre le terrorisme vient de nous infliger quelques leçons de « professionnalisme » en nous montrant la voie à suivre. Il nous désigne un média qui fait tout sauf du journalisme pour louer son « courage » allant jusqu’à le qualifier de « media qui gêne en Algérie ».

Pourtant, ce ne sont pas les exemples qui manquent en Algérie pour évoquer le parcours du journaliste dans la quête de meilleures conditions socio-professionnelles qui lui permettent d’exercer son métier dans la dignité. Sans compter le sacrifice des 150 confrères assassinés par le terrorisme pendant la décennie noire qu’une certaine presse hexagonale tente de minimiser lorsqu’elle qualifiait les GIA de « groupes d’opposition armés ».

Ce journaliste débouté dans un procès contre un ancien chef de parti politique pour diffamation et publication d’informations mensongères et dont les positions pro-marocaine sont connues de tous fait l’impasse sur le véritable combat des  journalistes en venant au secours des partisans du chantage publicitaire et de tous ceux qui, au nom du printemps arabe, s’octroient le droit absolu d’accuser, de condamner et de jeter à la vindicte populaire tous ceux qui osent s’opposer à leur ligne de conduite.

La liberté d’expression est garantie en Algérie et cela fait partie des acquis nationaux. Dans le même temps, la crise que connait aujourd’hui la presse (du fait de son éloignement de ses véritables missions d’informations et son implication dans des combats politiques qui ne sont pas les siens) peut constituer une véritable opportunité pour pousser à une vraie décantation afin que la corporation puisse renaître de ses cendres et s’organiser.

De par le monde, la presse a vécu des étapes qui l’ont forgé et construit son rôle de quatrième pouvoir en passant par la création de société de rédaction ou de collectif où le capital privé n’a pas le droit d’entrer. C’est le sens même du combat des journalistes qui doit suivre son cours sans compromission afin de contribuer à la construction de la société de l’information et non celle de la désinformation de la propagande et de la manipulation.

Lorsqu’un soutien à la désinformation vient d’outre-mer, il serait inutile de s’interroger sur le but inavoué d’une telle initiative : soutenir le prétendu journalisme citoyen au détriment de la vraie presse et encourager la subversion pour affaiblir les institutions de l’Etat à travers des pseudos enquêtes ciblant pêle-mêle des personnalités politiques, industrielles et gouvernementales.

Arrêtons de leurrer les lecteurs dont les réactions sur la toile prouvent qu’ils ne sont pas dupes et qu’ils comprennent les enjeux de la multitude d’articles publiées tantôt pour régler des comptes, tantôt pour servir de ballon de sonde et tantôt versant carrément dans la diffamation ne prenant pas la peine de vérifier les informations qu’est la base même de ce noble métier.

La presse Algérienne a besoin de se retrouver et de renouer avec les bases qui lui ont permis de s’imposer et de gagner en crédibilité au lendemain de l’ouverture démocratique de 1989. Pour ce faire, il est nécessaire de revenir aux fondamentaux : la quête de l’information est la base du métier. C’est l’information juste et crédible qui fait la notoriété d’un média. Et c’est cette notoriété qui ramène les annonceurs et la publicité. Et non le contraire !

Yanis Bourahmoune

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Un commentaire

  1. Ras le bol du bashing Algérie si cher à certains se pavanant à Paname au bord de la Seine et grassement rémunéré par une monarchie du Kif qui alimente tous les narco terroristes du Sahel et d’ailleurs. La désinformation routinière et très intéressée est le fait aussi de certains nostalgiques de l’ex empire colonial avec ses codes infâmes de l’indigénat. Et plus personne ne croit réellement à cette sempiternelle propagande anti algérienne.

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