DIA | Professeur décapité en France : Silence de la Mosquée de Paris, réaction du recteur de la mosquée de Bordeaux
55880
post-template-default,single,single-post,postid-55880,single-format-standard,qode-listing-1.0.1,qode-news-1.0,ajax_fade,page_not_loaded,,qode_grid_1400,footer_responsive_adv,hide_top_bar_on_mobile_header,qode-content-sidebar-responsive,transparent_content,qode-theme-ver-12.0.1,qode-theme-bridge,wpb-js-composer js-comp-ver-4.12.1,vc_responsive

Professeur décapité en France : Silence de la Mosquée de Paris, réaction du recteur de la mosquée de Bordeaux

DIA-17 octobre 2020:  Le drame qui a touché la France après la décapitation d’un professeur qui a été sauvagement assassiné, par un jeune extrémiste tchétchène suite à la diffusion des caricatures du Prophète Mohamed QSSL en classe, a plongé la communauté musulmane dans le choc et redoute le retour une nouvelle fois des amalgames entre l’Islam et Terrorisme.    

Face à cette nouvelle épreuve qui touche les musulmans de France, on notera l’absence de réaction de la Mosquée de Paris, qui est considéré comme l’institution représentant les musulmans en France.

En revanche, Tareq Oubrou, l’imam de la grande mosquée de Bordeaux, a réagi dans plusieurs médias français à ce drame, déclarant « Je suis abattu parce que c’est un acte inqualifiable qui est perpétré au nom d’une religion qui n’a rien à voir avec un acte ignoble » avant d’ajouter, que la religion musulmane « est en otage de ces comportements ignobles », « Quelles que soient la pensée, la croyance, même l’insulte, la caricature de l’autre, rien ne justifie le fait de tuer une âme. C’est un péché mortel, capital que de tuer une personne comme ça, d’égorger comme ça, sous prétexte qu’il a montré les caricatures du prophète », déplore Tareq Oubrou.

« C’est devenu insupportable »
Est-ce que « le prophète, lui, serait content de cet acte ? », s’interroge l’imam bordelais, « ça n’honore pas la religion ni Mahomet. » Tareq Oubrou se dit « doublement affecté, en tant que citoyen, en tant que musulman. Il n’y a aucune guerre des civilisations. Il y a des actes qui n’incombent qu’aux hommes qui les ont perpétrés. »

« Toucher la République, c’est toucher à la société, c’est toucher à la paix, c’est toucher à la religion en tant que telle, parce que la religion, de par son essence, est la transcendance et l’altérité », souligne Tareq Oubrou.

La communauté tchétchène dénonce 

La communauté tchétchène est «horrifiée» par la décapitation d’un professeur d’histoire près d’un collège de Conflans-Sainte-Honorine, a affirmé samedi 17 octobre l’Assemblée des Tchétchènes d’Europe qui «condamne avec la plus grande fermeté» l’attentat commis par un Russe tchétchène de 18 ans.

«Notre communauté est horrifiée comme tous les Français par cet incident», a souligné dans un communiqué cette assemblée basée à Strasbourg, relevant «qu’aucune communauté ne peut être tenue pour responsable pour tous les actes isolés de ses ressortissants». Fondée en 2017 et rassemblant une vingtaine d’associations tchétchènes d’Europe, l’Assemblée «condamne avec la plus grande fermeté ce crime et tient à affirmer de nouveau la position de ses membres qui consiste en la condamnation de toute forme d’extrémisme religieux et de tout acte de violence». 

Amel Bouchaib