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Quel avenir pour les journaux électroniques dans la nouvelle constitution ?  

DIA- 10 janvier 2016- 00h12: La nouvelle Constitution qui a institutionnalisé plusieurs secteurs continue de faire débat sur la place politique. Et l’un des secteurs qui est en perpétuel mutation, c’est bien le secteur de l’information et de la communication. A ce titre, l’article 41 Ter de la nouvelle Constitution,  stipule que la liberté de la presse écrite, audiovisuelle et sur les réseaux d’information est garantie. Elle qu’elle n’est restreinte par aucune forme de censure préalable.   L’introduction du terme de « réseaux d’information », impose le débat. Si cela n’est pas bien précisé, « réseaux d’information » signifie en d’autres termes, les journaux électroniques.  Car depuis quelques années les journaux électroniques font partie du paysage médiatique national,  imposant leur présence avec leur liberté de ton et parfois avec leurs scoops.  Contrairement à l’Europe, ou le web media est en train de prendre de l’ampleur, face à la presse écrite dite papier, l’Algérie demeure encore en retard dans ce domaine. Au Maroc par exemple, il existe 153 journaux électroniques recensés officiellement, par une étude qui a commencé en 2011 et qui a été actualisé le 11 août 2015.

En Algérie, l’aventure de la presse électronique a commencé en 1999 avec Algeria Interface lancé par un groupe de journalistes de la presse privée algérienne avec l’aide de la fondation suédoise Olof-Palm. Algeria Interface était un journal en ligne rédigé en français et en anglais qui offre de l’information politique et économique pointue ainsi que de nombreux reportages et une galerie de portraits très bien documentés. Pour une raison qu’on ignore, le site a cessé de paraître. Il fallait attendre 2007 pour voir le lancement d’un nouveau journal électronique généraliste : Tout sur l’Algérie, puis DNA (dernières Nouvelles d’Algérie), Algérie-express et Algérie-patriotique, créer par le fils du général Nezzar, Lotfi. Ces trois derniers médias électroniques se sont plus illustré plus comme des médias d’opinion que comme des médias d’information. Seul Algériepatriotique a résisté, devenant plus professionnel dans le traitement de l’information. Au bout de deux ans, ses derniers sites cessent leur mise en ligne, faute de perspective politique et surtout d’avenir économique. Car même si le média électronique est moins couteux qu’un quotidien papier, il demande des moyens financiers roulant, permettant notamment le recrutement des journalistes et la couverture des événements politiques, économiques ou culturels du pays. Peu à peu les journaux électroniques font partis du paysage médiatique algérien. Mais continent à utiliser leurs journaux électroniques comme des blogs où ils donnent libre court à leur fantaisie politique. Aidé par les réseaux sociaux qui relai leur articles, ils s’affirment comme des médias influents qui font parfois la pluie et le beau temps dans le pays. C’est sur les réseaux sociaux qu’a compté le site algérie-focus, qui fait plus dans le populisme que dans l’informatif.

la presse électronique

Conscient de leur 4e pouvoir, le ministre de la Communication à l’époque, tente d’imposer une certaine discipline dans le secteur des médias électronique. Ainsi dans la dernière loi de l’information, la presse électronique est enfin reconnue. Ainsi dans la loi organique numéro 12-05 du 12 janvier 2012 relative à l’information, un chapitre est consacré à la presse électronique.   L’article 67 de ce chapitre stipule qu’il est entendu par presse électronique, au sens de la présente loi organique, tout service de communication écrite en ligne destiné au public ou une catégorie de public, édité à titre professionnel par une personne physique ou morale de droit algérien qui a la maîtrise de la ligne éditoriale de son contenu. Mais la loi veut réguler cette section de la presse en l’orientant vers le travail effectué déjà par sa sœur : la presse écrite.  L’article suivant précise que l’activité de presse écrite en ligne consiste en la production d’un contenu original, d’intérêt général, renouvelé régulièrement, composé d’informations ayant un lien avec l’actualité et ayant fait l’objet d’un traitement à caractère journalistique. Autrement dit, les sites d’info à l’image d’Algérie360, qui fait une revue de presse exhaustive des articles les plus importants de la presse nationale n’est pas compris dans cette catégorie. Conscient de cette faiblesse éditoriale, ce média online se met ses derniers temps à écrire ses propres articles maisons. Mais trois ans après la publication de cette loi, les journaux électroniques ne sont pas encore réellement reconnus comme des médias à part entière. Leur statut demeure ambigu. Le plus ancien de ses médias a fini par se faire accréditer comme journal français, afin d’afficher son indépendance éditorial et imposer son identité international. Un autre propriétaire d’un site d’information a dû vendre ses parts cette semaine pour se créer une autre perspective d’avenir. Sur le terrain et devant cette guerre silencieuse des clans au pouvoir, la presse écrite a largement laissé le terrain aux médias électroniques, beaucoup plus audacieux et moins soumis à la mesure de l’ANEP. Ainsi TSA s’est trouvé un concurrent sérieux : Algérie1, considéré comme très proche du sérail et qui répond coup pour coup dans cette guerre médiatique sans merci. D’autres Journaux électroniques sont arrivé entre temps sur la place médiatique, comme Huffington post Maghreb, qui est une extension commerciale de la version américaine du site. Mais aussi Impact24, dirigé par un ancien journaliste du soir d’Algérie, Aldjazairyoum, dirigé par Wahab Boukrouh (webmedia en arabe)  et plus récemment DIA (Dernières Infos d’Algérie) lancé officiellement en septembre 2015 et qui est devenu grâce à la diversité de ses articles et ses analyses pointus sur plusieurs domaines, les des cinq média électroniques d’information sur la place d’Alger. Mais comme les télévisions privées, les médias électroniques travaillent dans un espace off-shore, où l’identité du propriétaire n’est pas visible et les actionnaires ne sont pas visibles. Ce qui a poussé le ministère de la Communication à temporiser pour leur régulation, même si il reconnait largement leur valeur ajouté dans la diffusion de l’information au citoyen.

A.Salim

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