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Réactions de la presse électronique sur le message du président

DIA-22 octobre 2016: La presse électronique a accueilli avec beaucoup de prudence et d’appréhension le message du chef de l’Etat sur les journaux on-line. Le premier journal à réagir a été TSA (Tout sur l’Algérie) avec un titre très racoleur: « Bouteflika attaque la presse électronique ». Seulement voila le journal électronique de Lounas Guemache n’a pas commenté ni décrypté le message du président, il a seulement choisit les paragraphes qui parlent de la presse électronique, en misant tout sur le titrage. TSA a ensuite fait réagir les partis (Curieusement tous de la mouvance islamiste), sur le message du président, ce qui n’est pas représentatif sur l’ensemble de la classe politique algérienne.  

Un peu plus tard le samedi 22 octobre vers 11h, TSA accouche d’une analyse, en essayant de donner les éléments de réponses au message du président, avec un point de vue clair: « Affaiblir la presse électronique algérienne ne produira qu’un seul effet : les Algériens iront s’informer ailleurs, sur des sites étrangers, parfois financés par des pays hostiles à l’Algérie, avec tout ce que cela comporte comme dangers. Un pays a besoin d’avoir sa propre presse, puissante et crédible. Tout comme l’énergie et les télécommunications, les médias sont aujourd’hui un instrument de souveraineté pour les États. » 

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Le deuxième journal électronique à réagir a été Algérie patriotique, le média appartenant à Lotfi Nezzar. Ce dernier s’est logiquement posé la question: « Le chef de l’Etat soulève pour la première fois la question de la presse électronique : régulation ou mise au pas ?« . 

Dans sa longue analyse, A.P s’interroge plus longuement: « Faut-il, alors, s’attendre dans les semaines et les mois à venir à la mise en œuvre de cette instruction du chef de l’Etat par le ministère de la Communication pour préparer un texte de loi portant sur la régulation de la presse électronique ? Cela devrait commencer d’abord par une reconnaissance officielle de ce type de presse, désormais dominante, car aucune législation algérienne n’y fait référence. Ce qui n’a pas empêché la prolifération des sites d’information traitant de l’actualité nationale, en plus des titres de la presse écrite qui disposent de leurs propres sites électroniques. », indique Algérie Patriotique. 

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La réaction la plus étonnante est venue d’Algérie1. Journal électronique connu pour être proche de la présidence, il commente le message du chef de l’Etat avec un brin de déception on se posant la question: « Presse électronique : le président de la république fait-il l’amalgame ? »

A ce sujet, il écrit « Le jugement ainsi exprimé de la part du président de la république laisse clairement transparaitre une forme d’amalgame, en ce sens qu’il met tout le monde dans le même sac. Il est vrai qu’il y a une presse électronique, qui se nourrit quotidiennement de diffamations d’injures, de calomnies, d’atteinte à la dignité des personnes. Mais c’est surtout le fait de blogs et de pages personnelles sur les réseaux sociaux Twitter, Youtube et en particulier Facebook.
Avant d’ajouter: « L’amalgame fait par le président de la république est dommageable car ne faisant pas la distinction entre la presse électronique, à la ligne patriotique et responsable et les pages qui pullulent sur Internet où n’importe qui fait n’importe quoi. »

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Pour sa part huffpostmaghreb, dirigé par le doyen de la presse électronique Kadi Ihsène, il parle de confusion et indique que Bouteflika a une vision anxiogène de la presse électronique et veut une « régulation »

huffpostmaghreb, qui décrypte le problème de contenu des sites, qui est soulevé dans le message du président, explique que la plupart des médias électroniques en Algérie sont hébergés à l’étranger, en raison du retard qu’accuse le pays en matière de technologies de l’information.

Le site ajoute: « Le pouvoir est le premier responsable de cette situation. Les sites algériens sont étranglés. Ils ne sont pas reconnus officiellement et n’ont pas droit à la publicité publique », a affirmé le directeur d’une publication électronique, qui est resté dans l’anonymat. 

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Le point de vue de DIA 

Ce sont les seuls journaux électroniques à réagir sur le message du président, les autres sites comme DIA (Dernières Infos d’Algérie) ont seulement repris le message du chef de l’Etat. Mais avec le recul, DIA estime que le message du président intervient au bon moment, car la presse électronique comme les télévisions privées doivent être réguler afin de faire partie entièrement de l’espace médiatique algérien. C’est la seule manière de séparer le bon grain de l’ivraie. Il est clair que certains journaux électroniques se sont transformés en Blog pour régler des comptes avec certains personnages de l’Etat ou s’attaquer directement à l’Algérie, mais d’autres e-journaux veulent réellement être des journaux à part entière, qui favorisent l’information sur le commentaire. Pour réussir la transition du papier au numérique l’Etat doit donner les mêmes moyens et outils à la presse électronique. 

Salim Bey

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