La réponse maladroite de Hasbellaoui sur la mort d'une enseignante à Ouargla (Vidéo) - DIA
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DIA-Hasbelaoui

La réponse maladroite de Hasbellaoui sur la mort d’une enseignante à Ouargla (Vidéo)

DIA-05 septembre 2018: Une nouvelle fois le ministre de la santé Mokhtar Hasbellaoui s’est illustré par sa mauvaise gestion des crises. Lors d’une conférence de presse au ministère de la Santé pour faire le point sur l’épidémie de choléra, le ministre a été interrogé sur le décès de Dr. Aouissat Aïcha, à Ouargla, suite à une piqûre de scorpion. Et dans la foulée le ministre, a réagi en déclarant que le scorpion est inoffensif, expliquant que la patiente qui était au centre hospitalo-universitaire (CHU) de Ouargla est décédée d’une piqûre de scorpion de troisième grade. « C’est-à-dire très grave ».

Il a ensuite rejeté les critiques, selon lesquelles cette patiente est décédée suite à une négligence, comme le rapportaient plusieurs médias. « Le service de réanimation à Ouargla est l’un des plus performants dans ces pathologies », a-t-il notamment déclaré. Il a finalement conclu que … « le médecin est humain et ne peut sauver tous les patients à la fois ».

Une explication qui n’est pas du goût de tout le monde et qui a exaspéré les journalistes présents et cette réaction du ministre de la Santé a suscité depuis la diffusion de la vidéo  l’indignation des Algériens sur les réseaux sociaux.  Une déclaration qui a  été jugée « irrespectueuse », « condescendante » et « irresponsable », par les internautes.   

Suite à cette déclaration, le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) a dénoncé cette réaction maladroite du ministre de la santé et a annoncé une action de protestation contre ce dernier. 

Pour rappel, Aicha Aouissat, enseignante dans la faculté des langues de l’Université d’El Oued, est décédée hier lundi à Ouargla, après une hospitalisation de dix jours, suite à une piqûre de scorpion.

Pour beaucoup, Aicha Aouissat n’a pas été tuée par la piqûre de scorpion mais par la mauvaise prise en charge dans l’hôpital et le manque de moyens humains et matériels.

Le décès tragique de l’enseignante universitaire soulève depuis l’indignation des habitants de Ouargla qui ont été nombreux à dénoncer le manque de moyens et de personnel de l’hôpital du chef-lieu de leur wilaya. Ce dernier, selon certaines sources, ne disposait pas de sérum antiscorpionique ou ne disposait que de doses périmées, ce qui a empêché la prise en charge rapide de la blessée.

Amel Bouchaib