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Sila: le coût des intrants a entrainé une hausse du prix du livre, selon les éditeurs

DIA-01 novembre 2017: Des éditeurs présents au 22e Salon international du livre d’Alger (Sila) ont affirmé que la majoration du prix du livre était directement liée à l’augmentation du coût des intrants, importés en monnaie étrangère, et à la dévaluation du dinar algérien intervenues en 2017.

Le directeur général des éditions Chihab a justifié les prix du livre, relevés de 25 à 30% cette année, par le surcoût des matériaux et équipements entrant dans la fabrication du livre.  Accentué par les variations du taux de change du dinar algérien, ces surcoûts ont affecté toute la chaîne du livre, imprimeurs, libraires et distributeurs, qui de plus subissent les contrecoups de la hausse du prix du carburant, a ajouté Azzedine Guerfi, à la tête d’une des plus anciennes maisons d’édition.

Exprimant ses craintes sur l’avenir du Sila, le responsable des éditions Casbah a noté que les ventes du livre avaient chuté de « près de 70% », depuis 2015.  Selon lui, cette baisse notable des ventes s’explique aussi par le manque d’intérêt porté à la lecture et au livre.

Devant cette situation qui porte « préjudice à tous les acteurs du livre », Guerfi en appelle aux pouvoirs publics qui, dit-il doivent hâter la mise en place de « mécanismes pérennes » pour sauver ce secteur et lui permettre de s’ériger en véritable industrie du livre, a-t-il ajouté.

Parmi les solutions, l’éditeur plaide pour des aides publiques  directes, sous forme d’achat de livres par les communes pour doter les quelque 1 500 bibliothèques disséminées à travers l’Algérie et l’acquisition, « obligatoire », par les écoliers et lycéens d’ouvrages inscrits en parallèle des programmes scolaires annuels.

Cette aide indirecte à l’édition viendrait, a-t-il argumenté, en appui à la politique d’encouragement à la lecture en milieu scolaire, décidée par l’Education nationale, un secteur qui compte 8 millions d’élèves.

Pointant du doigt l’absence des textes d’application des mesures fiscales relatives à l’exemption de la taxe pour le papier destiné à l’industrie du livre, le responsable des éditions Casbah Smail Ameziane, estime que de tels obstacles, qualifiés de « bureaucratiques », constituaient un des principaux freins à l’exportation du livre édité en Algérie.

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