Soixante-cinq journalistes tués en 2017 dans le monde selon RSF - DIA
26387
single,single-post,postid-26387,single-format-standard,qode-listing-1.0.1,qode-news-1.0,qode-quick-links-1.0,ajax_fade,page_not_loaded,,qode_grid_1400,footer_responsive_adv,hide_top_bar_on_mobile_header,qode-content-sidebar-responsive,transparent_content,qode-theme-ver-12.0.1,qode-theme-bridge,wpb-js-composer js-comp-ver-4.12.1,vc_responsive
TO GO WITH AFP STORY SYRIA-CONFLICT-MEDIA
(FILES) AFP reporter Sammy Ketz, hits the ground as a Syrian soldier runs past during snipper fire in the ancient Christian Syrian town of Maalula, on September 18, 2013. Journalists in Syria have been killed by snipers, accused of spying, and kidnapped by gunmen, and with the threats growing, many say the conflict is now too dangerous to cover. Media watchdog Reporters Without Borders (RSF) says at least 25 professional journalists and 70 citizen journalists have been killed in the conflict.  AFP PHOTO/ANWAR AMRO

        (Photo credit should read ANWAR AMRO/AFP/Getty Images)

Soixante-cinq journalistes tués en 2017 dans le monde selon RSF

DIA-19 décembre 2017: Soixante-cinq journalistes ont été tués dans le  monde en 2017, dont cinquante professionnels, sept « journalistes-citoyens » (blogueurs) et huit « collaborateurs des médias », selon le bilan annuel de  Reporters sans frontières (RSF) publié mardi.

Ce bilan fait de 2017 l’année la moins meurtrière depuis 14 ans pour les  journalistes professionnels, note l’ONG basée à Paris. Il est dû en partie  à une meilleure protection des reporters mais également au fait que des  pays dangereux « se vident de leurs journalistes ».

Sur les 65 journalistes (professionnels et non-professionnels) tués au cours de l’année, 39 ont été assassinés ou sciemment visés et 26 ont été  tués dans l’exercice de leurs fonctions.

Comme l’an dernier, la Syrie demeure le pays le plus meurtrier pour les  reporters avec 12 journalistes tués recensés, devant le Mexique (11),  l’Afghanistan (9), l’Irak (8) et les Philippines (4).

Si moins de journalistes ont été tués dans le monde en 2017 par rapport à  l’an passé (79 tués l’an dernier, soit une baisse de 18% cette année)  c’est, estime RSF, en raison de « la prise de conscience croissante de la  nécessité de mieux protéger les journalistes et la multiplication des  campagnes menées en ce sens par les organisations internationales et les  médias eux-mêmes ».

 Mais aussi par le fait que « des pays, devenus trop  dangereux, se vident de leurs journalistes ».

« C’est le cas de la Syrie, de l’Irak, du Yémen, de la Libye où l’on assiste à une hémorragie de la profession », déplore RSF.

Si les conflits armés mettent en péril la vie des journalistes qui  couvrent ces guerres, dans des pays comme le Mexique « des cartels et des  politiques locaux font régner la terreur » contraignant aussi nombre de  journalistes à « quitter leur pays ou leur profession ». « Le Mexique est le pays en paix le plus dangereux au monde pour les  reporters », souligne RSF.

Au pays des cartels de la drogue, les journalistes qui traitent de la corruption de la classe politique ou du crime organisé sont  quasi-systématiquement visés, menacés, voire exécutés.