Sonatrach revient de loin: Ould kaddour, l’homme qui gène les lobbys - DIA
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DIA-Ould Kaddour

Sonatrach revient de loin: Ould kaddour, l’homme qui gène les lobbys

DIA-24 septembre 2018: Atypique, direct, efficace. Le style du PDG de la Sonatrach en a dérouté plus d’un depuis son arrivée à la tête d’une compagnie en dépression nerveuse et en manque de résultats. En l’espace de quelques mois, son optimisme contagieux a redonné des couleurs à un géant aux pieds d’argile. Mais les attaques cycliques dont il fait l’objet cachent une alliance malsaine de lobbys prédateurs contre le premier pétrolier d’Algérie.

La légende veut que Ould Kaddour a refusé plusieurs fois le poste de PDG de la Sonatrach et même celui de ministre de l’énergie. Ceci n’est pas une légende mais la réalité d’un homme qui a étonné ses cadres par sa présence aux aurores à son bureau dès son arrivée en poste. Loin des fastes passés de la compagnie, des privilèges ostentatoires, Ould Kaddour bouscule les mentalités avant de s’attaquer à réformer en profondeur une compagnie aux abois. Car il faut l’admettre : 7 PDG en 10 ans, le logo orange de la Sonatrach a commencé à virer au rouge : désaffection des partenaires étrangers, crise de nerfs des cadres, soupçons de corruption qui ont miné l’image de la compagnie, Sonatrach et sa centaine de filiales est devenue un monstre ingouvernable, une compagnie qui a perdu de son éclat passé et qui surtout n’a pas anticipé sur l’avenir.

Le choix porté par la Présidence de la République sur le personnage de Ould Kaddour, que nombreux s’évertuent à rappeler la fameuse affaire BRC qui avait fini par accoucher d’une souris, s’est avéré judicieux. Le Président Bouteflika qui maitrise l’art des contre-pieds a misé sur un homme dont il connaissait la compétence, sans se soucier des rapports fabriqués de toutes pièces par un ancien DRS qui avait poussé le bouchon bien trop loin dans sa chasse aux sorcières. Ould Kaddour et des cadres de BRC ont été les victimes directes, et Chakib Khellil, la victime collatérale de cette barbouzerie indigne qui a sapé le moral de la première compagnie d’Afrique et la confiance des partenaires.

Pour Ould Kaddour, les polémiques semblent laisser la place à l’action car le manager est en avance sur les prévisions. En plaçant la transformation culturelle en interne comme axe de promotion et de performance, le PDG de la Sonatrach a recentré les valeurs qui faisaient la force de la compagnie. Mais tout cela a un prix. Face aux résultats obtenus des règlements en cascade des arbitrages coûteux avec les compagnies étrangères, face aux lobbys des appels d’offres calibrés et incestueux, face aux sous-traitants qui pompaient l’argent de la compagnie, face aux mafias organisées dans le secteur de l’énergie qui prônent la paralysie et le statu-quo, Ould Kaddour a foncé avec la conviction d’un homme droit dans ses bottes. Même les rumeurs malveillantes sur son fils, lancées cycliquement par cette mafia aux abois, ne sauraient le détourner de son objectif initial et les orientations tracées par le Président Bouteflika a cet homme pressé : remettre sur pied la compagnie mère des Algériens.   

Sihem Sabor