DIA | La Télévision algérienne diffuse les images de Tartag, Mediène et Said Bouteflika, placés en détention provisoire à Blida
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La Télévision algérienne diffuse les images de Tartag, Mediène et Said Bouteflika, placés en détention provisoire à Blida

DIA-05 Mai 2019: La Télévision algérienne publique a diffusé ce dimanche dans son Journal télévisée de 17h et de 18 (en Tamazight) les images de de Athmane Tartag, Mohamed Mediène et Said Bouteflika qui se rendaient au tribunal militaire de Blida après que le juge d’instruction militaire près le tribunal militaire de Blida eut ordonné ce dimanche le placement en détention provisoire de Said Bouteflika, frère et conseiller spécial de l’ancien président de la République, Abdelaziz Bouteflika,  le patron des services secrets en Algérie (Direction des services de sécurité DSS, ex-DRS), Bachir Tartag et le général à la retraite, Mohamed Mediene dit Toufik.
Les trois responsables paraissaient zen et calmes et se rendaient en toute quiétude vers le tribunal militaire. Ils n’étaient ni surveillés et encore moins menottés. Toutefois, ils étaient accompagnés par des éléments de la sécurité intérieur dont les visages ont été floutés 
On pouvait même apercevoir Tartag, la main dans la poche, se balader avec  Said Bouteflika. Il faut aussi relever que c’est la première fois que les images montrant le Général Toufik ont été montrés à la télévision nationale
La Télévision algérienne a tenu à diffuser ces images pour apporter un démenti aux infirmations faisant croire que Said Bouteflika n’a pas été arrêté car il se trouvait aux Etats-Unis d’Amérique. Il s’agit d’un message clair à ceux qui soutenait que l’arrestation des trois responsables étaient une mise en scène et que ces derniers ne seront pas inquiétés.
Pour rappel, Athmane Tartag, Mohamed Mediène et Said Bouteflika sont mis en détention provisoire pour « atteinte à l’autorité de l’Armée » et « complot contre l’autorité La Télévision algérienne diffuse les images de Tartag, Mediène et Said Bouteflika, placés en détention provisoire à Blida de l’Etat », indique un communiqué de la Cour d’appel militaire de Blida, dont voici le texte intégral:
« Conformément aux dispositions de l’article 11, alinéa 3 du code de procédure pénale, et dans le cadre du strict respect de ses dispositions, M. le Procureur général militaire près la Cour d’appel militaire de Blida porte à la connaissance de l’opinion publique qu’une poursuite judiciaire a été ouverte ce jour, 5 mai 2019, à l’encontre des nommés Athmane Tartag, Mohamed Mediène et Said Bouteflika ainsi qu’à l’encontre de toute personne dont l’implication est établie par l’enquête, pour les chefs d’inculpation d' »atteinte à l’autorité de l’Armée et complot contre l’autorité de l’Etat », des faits prévus et punis par les articles 284 du code de justice militaire et 77 et 78 du code pénal.
« Pour les besoins de l’enquête, le procureur militaire de la République près le Tribunal militaire de Blida a chargé un juge d’instruction militaire d’entamer la procédure d’instruction, et après mise en inculpation, ce dernier a rendu des mandats de placement en détention provisoire à l’encontre des trois prévenus ».
Pour rappel, l’article 284 du code de justice militaire stipule que « Tout individu coupable de complot ayant pour but de porter atteinte à l’autorité du commandant d’une formation militaire, d’un bâtiment ou d’un aéronef militaire, ou à la discipline ou à la sécurité de la formation, du bâtiment ou de l’aéronef, est puni de la réclusion criminelle de cinq (5) à dix (10) ans. Il y a complot dès que la résolution d’agir est concertée et arrêtée entre deux ou plusieurs individus. Le maximum de la peine est appliqué aux militaires les plus élevés en grade et aux instigateurs dudit complot. Si le complot a lieu en temps de guerre, ou sur un territoire en état de siège ou d’urgence, ou dans toutes circonstances pouvant mettre en péril la sécurité de la formation, du bâtiment ou de l’aéronef, ou a pour but de peser sur la décision du chef militaire responsable, le coupable est puni de mort ».
Amir Hani