DIA | Une année du Hirak : démission de Bouteflika et emprisonnement d’Ouyahia, Sellal et d’autres hauts responsables
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Une année du Hirak : démission de Bouteflika et emprisonnement d’Ouyahia, Sellal et d’autres hauts responsables

DIA-22 février 2020: Il y a une année, les Algériens avaient décidé d’arrêter  le processus de l’effondrement de l’Algérie et de se prendre en charge pour arrêter le massacre que s’apprêtaient à commettre ceux qui sont appelés la bande.

Cette bande est représentée par les oligarques et les hauts responsables qui tenaient au 5ème mandat consécutif du Président Abdelaziz Bouteflika. Sous la houlette de Said Bouteflika,  de hauts responsables, des chefs de partis et des représentants d’une société civile fantoche s’étaient alliés autour de Bouteflika ou plutôt du cadre de Bouteflika pour tenter de faire avaler aux Algérien l’option du 5e mandat.

Les deux anciens Premiers ministres, Ahmed Ouyahia, et Abdelmalek Sellal, le président illégitime de l’APN, Moad Bouchareb, l’ex-SG du FLN, Djamel Ould Abbes, ainsi que les chefs des partis de l’Alliance présidentielle, Amara Benyounes et Amar Ghoul, en compagnie des hommes d’affaires, à leur tête Ali Haddad, avaient organisé un meeting à la Coupole pour annoncer la candidature de Bouteflika.

A l’époque, Moad Bouchareb avait annoncé que la date du 18 février 2019 restera  historique car elle coïncidait  avec l’annonce de la candidature de Bouteflika pour un 5e mandat. Le meeting de la Coupole avait eu en fait un effet inverse dans la mesure où il avait provoqué les Algériens qui étaient sortis le 22 février à Alger et à travers tous le pays pour manifester contre le 5e mandat.

Les marches grandioses et pacifiques du 22 février avaient ébranlé le Pouvoir qui avait tenté de se maintenir. Moad Bouchareb s’était moqué de ces marches, alors que Ahmed Ouyahia, en sa qualité de Premier ministre,  avait présenté le bilan de son gouvernement le plus normalement du monde à l’APN.

Pis encore, il avait déclaré que « Bouteflika était le meilleur choix », faisant observer au sujet du Hirak que le mouvement populaire en Syrie avait débuté par des roses pour finir dans un bain de sang.

Les déclarations d’Ouyahia avaient exacerbé les Algériens qui s’étaient mis à sortir de plus en plus nombreux tous les « vendredis ».  C’est ainsi que l’étau avait commencé à se resserrer sur le Pouvoir. Ce dernier avait vacillé quand Abdelaziz Bouteflika avait annoncé qu’il renonçait au 5e mandat. Ce fut la première victoire du Hirak, déterminé à aller jusqu’au bout.

Bouteflika avait tenté de prolonger le 4e mandat tout en s’engageant à ne pas présenter sa candidature. Par la suite, il a remplacé Ouyahia par Bedoui qui avait formé un nouveau gouvernement dont les ministres ne pouvaient pas sortir sur le terrain. Les Algériens les traquaient et les empêchaient d’effectuer des visites sur le terrain.

Face à la détermination du Hirak, l’ancien président de la République, Abdelaziz Bouteflika, avait fini par démissionner le 2 avril 2019. Une grandiose victoire pour le Hirak qui venait de mettre fin à 20 ans de règne de Bouteflika.

La période de transition n’avait pas duré trop longtemps, grâce à la détermination de l’Armée à organiser des élections présidentielles avant la fin de 2019. Les premières élections, prévues le 4 juillet avaient été reportées faute de candidats. Mais celles du 12 décembre 2019 s’étaient déroulées  et avaient vu Abdelmadjid Tebboune élu président de la République.

Un président que la bande avait mis dans le collimateur, mais sauvé par le Hirak qu’il qualifie à juste titre de béni.

Parallèlement à la chute de Bouteflika, l’une des revendications du Hirak consistait en la lutte contre la corruption et le départ du système. La lutte contre la corruption a conduit tout droit vers la prison Ouyahia et Sellal ainsi que plusieurs hauts responsables et hommes d’affaires, notamment Ali Haddad, d’ancien ministres et walis ainsi que le puissant ex-DGSN, Abdelghani Hamel. Idem pour ceux qui sont devenus des mythes, à savoir Said Bouteflika, le Général Toufik ou encore Bachir Tartag qui purgent des peines d’emprisonnement. La lutte contre la corruption se poursuit et d’autres responsables vont finir en prison et ce, par la magie du Hirak.

Amir Hani