DIA | La manifestation du Hirak empêchée ce vendredi dans la capitale
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La manifestation du Hirak empêchée ce vendredi dans la capitale

DIA-15 mai 2021: Les forces de sécurité ont empêché ce vendredi 15 mai la marche hebdomadaire du mouvement prodémocratie du Hirak à Alger, et ont procédé à de nombreuses arrestations de militants, opposants et journalistes, dont un photographe de l’Agence France-Presse (AFP). Des manifestants, qui s’apprêtaient à participer au rassemblement du Hirak dans le centre de la capitale ont été bousculés et interpellés, ont constaté un journaliste de l’AFP et des témoins.

Un photographe de l’AFP, Ryad Kramdi, a été interpellé dans le quartier populaire de Bab El Oued, fief de la contestation, et conduit dans un poste de police local. Il a été relâché dans la soirée, sans explication, après avoir été retenu pendant huit heures. «Nous avons été bien traités mais c’était très très stressant», a témoigné le photographe.

Au moins une dizaine d’autres journalistes et photographes ont été arrêtés, dont Khaled Drareni, correspondant en Algérie pour la chaîne francophone TV5, et un vidéaste de l’agence internationale Reuters, selon des sites d’information indépendants. Khaled Drareni, directeur du site d’information Casbah Tribune, a été remis en liberté dans la soirée, selon ce média en ligne.

Comme chaque vendredi à Alger, des hirakistes se sont rassemblés après la prière du vendredi mais les forces de police, en grand nombre, ont encerclé la mosquée Errahma, point de départ de la marche, et ont dispersé la foule sans ménagement. Des dizaines de personnes ont ensuite été interpellées, selon des témoins.

Le ministère de l’Intérieur avait décidé cette semaine d’obliger les organisateurs des marches du Hirak – mouvement pacifique et sans véritable leadership – à «déclarer» au préalable les manifestations auprès des autorités. «La LADDH rappelle au pouvoir ses obligations de respect des droits humains et exige l’arrêt de la répression et la libération de l’ensemble des prévenus, des détenus d’opinion et des journalistes», selon le communiqué.

1 Comment

  • Mellah hocine
    15 mai 2021 13:34

    La note diffusée par le ministère de l’intérieur , la semaine dernière , comme on l’avait dit , justifie cette intervention musclée. Les rédacteurs savaient très bien qu’aucune condition imposée par la note n’est applicable.
    Le hirak , ce mouvement populaire , est mu par une idée impossible à supprimer. La mobilisation populaire qui soulève l’Algérie n’est pas seulement une révolte contre des conditions de vie devenues inacceptables. C’est aussi un mouvement qui fait des rues du pays le théâtre d’une construction organisée de la vie collective et politique par des citoyens qui revisitent leur histoire et prennent leur indépendance. Les performances publiques des citoyens algériens contribuent, par l’autocontrôle et la maîtrise de soi, à démentir un discours officiel qui condamnait les manifestations au « chaos syrien ». . Un seul héros, le peuple », slogan fort du mouvement de libération national, se retrouve à nouveau écrit sur les pancartes. Les portraits de Larbi Ben’Mhidi ou d’Ali la Pointe, révolutionnaires mythiques, sont brandis en signe de gloire retrouvée (figure 1). Leurs photos contrastent ainsi avec un portrait présidentiel devenu synonyme de culte de la personnalité.

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