Accusations contre Ouyahia d'avoir emprisonné des cadres : calomnieuses pour le RND - DIA
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Accusations contre Ouyahia d’avoir emprisonné des cadres : calomnieuses pour le RND

DIA-06 novembre 2018: Le Rassemblement national démocratique (RND) a affirmé, mardi, que les accusations portées contre son secrétaire général, Ahmed Ouyahia, d’avoir emprisonné des cadres durant les années 90 sont « infondées et calomnieuses en ce sens qu’il n’était pas, à l’époque, en charge du secteur de la Justice ».

Dans une mise au point publiée sur son site, le RND a indiqué que « certaines voies s’en sont, encore une fois, prises » au secrétaire général du parti, Ahmed Ouyahia, en évoquant « le dossier vide des cadres emprisonnés dans les années 90 ».
« Face à cette théâtralisation alimentée par des déclarations, dont les intentions n’échappent à personne », le RND tient à rappeler à l’opinion publique quelques « vérités », principalement le fait que M. Ouyahia n’était par à la tête du secteur de la Justice lorsque des cadres avaient été emprisonnés au milieu des années 90, et dont le nombre s’élevait à quelques dizaines et non des milliers ».
« Dire que M. Ouyahia a emprisonné des cadres est une accusation infondée et calomnieuse et, une atteinte à des magistrats indépendants et respectables », a déploré le parti. 
Les précisions du RND font suite aux lectures, faites par certains journaux, des déclarations du ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, lundi à Oran à propos des réalisations du président de la République, Abdelaziz Bouteflika en matière des droits de l’Homme et du respect de la loi lorsqu’il avait déclaré que « les abus » dont avaient été victimes, dans les années 90,  des cadres de l’Etat, « étaient révolus et ne pouvaient se reproduire dans le cadre de la loi ». Des déclarations assimilées, par certains titres, à « des critiques » à l’encontre de l’actuel Premier ministre.
Rappelant que lorsqu’il avait été nommé à la tête du ministère de la Justice, M. Ouyahia avait pris deux mesures pour « renforcer l’autonomie des juges et protéger les cadres de l’Etat », le RND a indiqué que la première était « l’instruction ministérielle du printemps 2000 adressée à toutes les juridictions, interdisant toute interférence de la tutelle dans leurs missions et à ces juridictions de solliciter une quelconque orientation ».
 
« Le suivi de l’exécution de cette instruction était si rigoureux qu’il avait couté leurs postes à des cadres du ministère l’ayant enfreinte », a ajouté la même source. La seconde mesure était l’amendement du code de procédure pénale pour « empêcher toute poursuite contre les cadres dirigeants sans plainte officielle de la part des instances responsables de l’entreprise concernée », un article abrogé par la suite et  réintroduit à l’initiative du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika en 2016, conclut le RND.