Les chiffres décevants des films de Djama et Moussaoui dans les salles en France - DIA
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Les chiffres décevants des films de Djama et Moussaoui dans les salles en France

DIA-19 janvier 2018: Malgré une bonne promotion dans les médias français et surtout sur certaines chaînes de télévisions les deux films français réalisés par des cinéastes algériens ont réalisé des chiffres décevants dans les salles françaises. Ainsi le magazine le Film français, qui publie régulièrement les fréquentations dans les salles, le film de Sofia Djama LES BIENHEUREUX, qui est sorti le 6 septembre dans les salles françaises n’a réalisé que 9413 en 4 semaines sur Paris et région parisienne. Un chiffre très décevants pour le distributeur BAC films puisque le film n’est plus que dans 4 salles à raison d’une séance par jour ! notamment dans deux très mauvaises salles : La Clef et Le Chaplin – Saint-Lambert. 

De son coté, le film qui a été sélectionné à Cannes dans la section un Certain regards, EN ATTENDANT LES HIRONDELLES de Karim Moussaoui n’a réalisé que le chiffre insignifiant de 22 993 entrées en 9 semaines. 

Malgré un soutien des producteurs et de certains médias, les deux films français qui évoquent le sujet de l’Algérie n’ont pas capté le public français, qui visiblement n’est pas intéressé par les sujets de la décennie noire en Algérie. Selon un critique de cinéma qui fréquente les salles françaises et qui connais le succès des films franco-algériens, le sujet n’est pas d’actualité, les gens sont plutôt branchés comédie maghrébines mais pas le drama.  Le film de Nawell Madani « C’est tout pour moi » qui est sorti la fin novembre a déjà dépassé les 500 000 entrées dans les salles de l’hexagone, alors qu’il n’avait pas bénéficié de la même promotion. 

Le plus important record dans les salles françaises réalisé par un cinéaste algérien était « Chouchou » de Merzak Allouache avec Gad El Maleh qui avait dépassé les 4 millions d’entrées en salles.

Le film de Sofia Djama qui a été présenté à deux reprises à l’Institut français d’Alger, a été sévèrement critiqué par le public qui n’a pas apprécié les faux clichés révélés dans le film. C’est le cas du comédien Farid Rockeur qui s’est insurgé durant le débat du mardi en déclarant que le film est raté et qu’il ne traduit pas la réalité de l’Algérie durant cette période. Le comédien accuse notamment Yacine Teguia, producteur du film et membre de la direction du MDS (Parti communiste algérien) et la réalisatrice de s’attaquer directement à la religion et offrant une image très négative de la société algérienne.  

Salim Bey