Faux-débat sur le baccalauréat et le Ramadan : un moyen de stresser davantage les candidats - DIA
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DIA-Examen bac

Faux-débat sur le baccalauréat et le Ramadan : un moyen de stresser davantage les candidats

DIA-10 mars 2018: Après les grèves qui ont secoué le secteur de l’Education nationale, un faux-débat vient d’être enclenché sur la période de l’examen du baccalauréat, soit programmer les épreuves durant ou après le mois de Ramadhan. Les candidats qui sont déjà stressés à l’approche de la date de l’examen, ont été éprouvés par les débrayages qu’a connu le secteur depuis le début de cette année scolaire. Et comme cela ne suffit pas pour alarmer les élèves et leurs parents, le ministère de l’Education nationale lance à partir de demain lundi une consultation pour fixer la date de l’examen du baccalauréat pour l’année scolaire 2017/2018.
« Dans le souci de réunir toutes les chances de réussite aux élèves qui s’apprêtent à passer l’examen du baccalauréat session 2018, et considérant l’état d’anxiété que les élèves ont vécu durant le deuxième trimestre suite aux grèves et aux interruptions de la scolarité, le ministère de l’Education nationale propose, en accord avec ses partenaires sociaux, parents d’élèves et syndicats agrées dans le secteur, aux candidats, aux enseignants du secondaire, aux directeurs des lycées et aux inspecteurs de l’éducation nationale, la participation à cette consultation pour donner leurs avis sur les périodes du déroulement de l’examen du baccalauréat session 2018 », indique un communiqué du ministère.
Cette consultation concerne le maintien de la date des examens du 3 au 7 juin, ou bien, a relevé le ministère, pour le changement de la période à savoir du 19 au 24 juin. Les candidats scolarisés et libres auront à donner leur avis par le biais du site http://bac.onec.dz 
Pour leur part, les directeurs des lycées se doivent de donner leur avis et de recueillir les avis des enseignants, alors que l’inspection générale de la pédagogie et l’inspection générale auront à contacter les inspecteurs de l’éducation.
Il faut relever que cette consultation effraye les élèves qui auront cette hantise de passer le bac durant le mois sacré. Pour rappel, le bac avait coïncidé avec le mois de Ramadhan durant les années 1980 sans qu’un débat ne soit engagé à ce sujet. Les candidats de l’époque avaient passé l’examen le plus normalement du monde et sont aujourd’hui des cadres du pays.
Les examens à l’université et dans d’autres écoles coïncideront durant les prochaines années avec le mois de Ramadhan et il serait maladroit d’engager un débat à ce sujet ou de décaler ces examens. Si l’on suit la logique du ministère de l’Education nationale, tout doit s’arrêter durant ce mois sacré. En d’autres termes, la programmation des épreuves du bac durant le moins de Ramadhan devrait être présentée comme une banalité dans la mesure où le mois sacré ne doit pas nous empêcher de travailler ou d’étudier…
Amir Hani