Festival Amazigh : Le prix pour le long métrage non attribué - DIA
29130
post-template-default,single,single-post,postid-29130,single-format-standard,qode-listing-1.0.1,qode-news-1.0,ajax_fade,page_not_loaded,,qode_grid_1400,footer_responsive_adv,hide_top_bar_on_mobile_header,qode-content-sidebar-responsive,transparent_content,qode-theme-ver-12.0.1,qode-theme-bridge,bridge,wpb-js-composer js-comp-ver-4.12.1,vc_responsive

Festival Amazigh : Le prix pour le long métrage non attribué

DIA- 01 Mars 2018: Alors que l’Amazighité a pris toute sa liberté dans l’espace culturel algérien, le cinéma amazigh et principalement d’expression kabyle est tombé dans les abîmes. En effet, l’olivier d’or de la 16e édition du film amazigh n’a pas été attribué pour la catégorie long métrage car aucun des trois films qui étaient en lice n’avait la qualité pour être consacré.  

Le président du jury Tahar Boukella, scénariste confirmé et ex président du FDATIC a expliqué les raisons de cette non attribution du prix qui sont multiples: l’absence de qualité artistique, de vision cinématographique et surtout de thématique ont conduit à un ratage des  oeuvres en compétition. Le président du jury a  dénoncé l’absence de qualité de certains films sélectionnés pour ce festival et la primauté de la quantité sur la qualité.     

Tahar Boukella a encore indiqué que l’absence de qualité dans les films nuit beaucoup à l’objectif du Festival amazigh qui se transforme peu à peu en festival amateur. Boukella a appelé à cette occasion et en l’absence des  responsables du ministère des la Culture, à la mise en place d’un plan Marshall pour sauver le cinéma amazigh et élever son niveau à la dimension internationale. 

Si le long métrage n’a pas été consacré, dans le court métrage, le cinéma amazigh a été au rendez-vous, puisque le court métrage Lmudja de Omar Belkacemi, a remporté l’Olivier d’or du meilleur film de cette catégorie. Le court métrage d’Omar Amroun, « une peine à vivre » a remporté, pour sa part, le prix spécial du jury, pour l’audace du sujet. Le film dénonce la montée de l’intégrisme et du salafisme dans la société Kabyle. Enfin, grande déception pour le film « Human » de Issam Achit, qui n’a pas réussi à séduire le jury sur la condition des trisomiques.      

Enfin dans la catégorie du « film documentaire », les cinéastes venus de la vallée du Mzab confirment leur suprématie sur le genre. Après le prix remporté l’année dernière sur le Mouloud à Ghardaia, cette année encore « Izmulen n igraren » de Ossama Rai, relatant les traditions du Mzab, a remporté l’olivier d’or du meilleur doc. Le réalisateur est un grand professionnel du doc, il a déjà réalisé un documentaire sur Etienne Dinet pour le compte d’Al Jazeera Doc. 

Le festival du film Amazigh s’achève avec beaucoup de regrets et surtout beaucoup d’attentes, dans un environnement cinématographique algérien touché par la crise financière et par extension l’absence de soutien et de production. 

Salim Bey    

 
0Shares