La fièvre des élections s'empare de la classe politique: Gharas, Ghediri, Belaid et Benflis ouvrent le bal - DIA
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La fièvre des élections s’empare de la classe politique: Gharas, Ghediri, Belaid et Benflis ouvrent le bal

DIA-20 janvier 2019: A peine 48 heures après la convocation du corps électoral, la fièvre des élections s’est emparée de la classe politique en Algérie. Les déclarations et les annonces fusent de partout et les candidats à la candidature sont nombreux à annoncer leurs intentions de postuler à la magistrature suprême.
Le premier à avoir annoncé sa candidature bien avant la convocation du corps électoral, ce fut le porte-parole du Mouvement démocratique social (MDS), Fathi Gharas. Il s’agit du candidat de l’ex-parti communiste algérien le PAGS devenu MDS qu’avait dirigé le regretté Hachemi Cherif, connu pour son boycott traditionnel des élections en Algérie.
L’annonce de Gharsi a été suivie de celle du Front El Moustakbel, Abdelaziz Belaid. Ce dernier avait déclaré le jour même de la convocation du corps électoral qu’il sera candidat à la présidentielle du 18 avril prochain.
L’autre candidat à la présidentielle, est le général-major à la retraite, Ali Ghediri qui a annoncé, dans une lettre publiée dans la presse nationale, son intention de briguer un mandat présidentiel. L’avocat et ancien cadre dirigeant du RCD au temps de Said Saadi, en l’occurrence Mokrane Ait-Larbi a été une des premières personnalités politiques à apporter son soutien à la candidature de Ghediri.
Le président du parti Talaie El Houriat, Ali Benflis, malheureux candidats aux présidentielles de 2004 et  2014, a fait part ce dimanche de son intention de se porter candidat à l’élection présidentielle, selon un communiqué du parti. « Ali Benflis a adressé une lettre au ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, dans laquelle il lui fait part de son intention de constituer un dossier de candidature à l’élection présidentielle », précise ce même communiqué.
 Cependant, le président du parti Talaie El Houriat a souligné que « la question de la participation ou non à l’élection sera tranchée lors de la prochaine session du Comité central, conformément aux statuts du parti et au règlement intérieur du Comité central ».
Plusieurs autres formations politiques tiendront, dans les prochains jours, des réunions pour décider de leur participation ou non à cette échéance électorale, tandis que d’autres partis, à l’instar du Mouvement de la société pour la paix (MSP), se sont dits prêts à s’engager « pleinement » dans cette élection avec leurs propres candidats.
Le MSP qui a tenu vendredi une réunion de son bureau exécutif a appelé les militants à entamer d’ores et déjà la collecte des signatures pour une éventuelle candidature à la présidentielle du 18 avril. La prochaine réunion du Conseil consultatif du MSP, prévue les 25 et 26 janvier en cours, devra prendre une décision à ce sujet.
Idem pour le Front de la Justice et du Développement (FJD) qui tiendra le 1er février prochain une session de son Conseil consultatif (Majliss Choura) afin d’arrêter sa position vis-à-vis de la présidentielle, a indiqué ce parti dans un communiqué. Cette réunion examinera « la capacité des structures organisationnelles à relever le défi de la présidentielle quelle que soit la position qu’arrêtera le Conseil national de la Choura ».
Les partis de la majorité, à savoir le FLN, le RND, le MPA et TAJ ont réitéré leur appel au président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à se porter candidat pour un 5e mandat consécutif. Toutefois, le MPA reste évasif et prudent en faisant observer dans son communiqué ce dimanche que le Conseil national du parti déterminera « au moment opportun et de manière définitive » la position du MPA vis-à-vis de l’élection présidentielle.
Le MPA a noté que « personne ne peut empêcher un candidat de se présenter, en dehors du Conseil constitutionnel, seul habilité à se prononcer sur la validité des candidatures » et « personne ne doit également obliger un citoyen à se porter candidat ». Le MPA a souhaité, enfin, que « la prochaine élection se déroule dans un climat démocratique et apaisé afin de permettre au peuple algérien d’exprimer son choix en toute liberté et souveraineté ».
Il faut s’attendre aussi à ce que d’autres partis politiques, surtout microscopiques, annoncent leurs candidatures afin d’occuper la scène politique et d’amener les médias à parler d’eux.
Il faut aussi rappeler que dans moins de 40 jours, on sera fixé sur les candidats à la candidature qui auront réussi à collecter le nombre de signatures nécessaires et constituer un dossier à déposer au niveau du Conseil constitutionnel.
Le dépôt du dossier de candidature auprès du Conseil constitutionnel doit être effectué, conformément à l’article 140 de la loi relative au régime électoral, au plus tard, dans les 45 jours qui suivent la publication du décret présidentiel portant convocation du corps électoral. Le délai pour le dépôt du dossier de candidature s’achève, ainsi, le lundi 4 mars à minuit. 
Amir Hani  
 
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