Les intentions de Bouteflika et les ambitions des Sellal, Belkhadem, Khelil et Ouyahia - DIA
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DIA-Présidentielle 2019

Les intentions de Bouteflika et les ambitions des Sellal, Belkhadem, Khelil et Ouyahia

DIA-28 décembre 2017: L’année 2017 s’achève et l’année 2018 se présente comme décisive pour la présidentielle 2019. Les dernières images du président Bouteflika saluant son équipe gouvernementale (Première du genre) après la signature de la loi de finances 2018, se présente plus comme un au revoir et surtout comme un signe de bonne santé du président qui n’a pas encore écarté ses intentions de se présenter pour un 5e mandat.  
Djamel Ould Abbes, le secrétaire général du FLN qui est le parti du président de la République, semble avoir choisi le moment pour s’exprimer à la place du conseiller et frère du chef de l’Etat, Said Bouteflika. Selon Ould Abbes qui est un fidèle invétéré du Président Bouteflika, le frère du Président n’a pas l’intention de se présenter à l’élection présidentielle de 2019. Il met ainsi fin à toutes les rumeurs qui donnent Said Bouteflika comme successeur de son frère aîné et surtout confirmant les intentions du président pour un nouveau mandat.
En tout cas, la déclaration de Ould Abbes aura encouragé les anciens démons à refaire leur apparition, à commencer par l’ex-SG du FLN, Abdelaziz Belkhadem.
Banni par le président de la République, Belkhadem tente à chaque fois de refaire surface et de faire croire que politiquement, il n’est pas mort. Ses apparitions à chaque fois que l’occasion se présente pour lui, confirment ses intentions de briguer un mandat présidentiel.
Etant rejeté par les cercles fermés du Pouvoir, Belkhadem tente vainement de se placer, sachant qu’il a été derrière les malheurs du FLN, un parti pollué par des «hommes d’affaires douteux».
L’autre dinosaure qui s’affiche pour revenir sur la scène politique, c’est l’ancien Premier ministre, Abdelmalek Sellal. Sa dernière apparition en public fut lors de la vente-dédicace du livre de sa femme, Farida Sellal.
En s’affichant avec son épouse, Sellal veut donner l’image d’un couple «présidentiel» sérieux, intellectuel et moderne. Sellal qui nourrit les ambitions de devenir président, a été démis de ses fonctions à la dernière minute, alors qu’il avait composé sa nouvelle équipe gouvernementale en juin dernier. C’est l’ancien ministre de l’Habitat, Abdelmadjid Tebboune qui lui avait succédé. Mais ce dernier était allé vite en besogne, avant de se faire limoger d’une manière peu élégante.
Qu’à cela ne tienne, Tebboune, au même titre que Belkhadem et Sellal, ambitionne de retourner au Pouvoir et attend son heure pour choisir le moment opportun de jeter toutes ses cartes. Toutefois, il semble que Sellal soit pressenti pour succéder à Abdelkader Bensalah à la présidence du Conseil de la nation.
Tout ce beau monde reste sous la surveillance de l’actuel Premier ministre, Ahmed Ouyahia qui a compris qu’il doit jouer toutes ses cartes. Contrairement à ses précédents mandats, Ouyahia effectue des visites sur le terrain, soigne sa stratégie de communication et multiplie ses sorties médiatiques. Mieux encore, il a  annoncé la couleur quand il avait déclaré que si le Président ne se présente pas à sa propre succession, il se portera candidat.
En véritable homme d’Etat, il faut reconnaitre que Ouyahia force le respect et donne l’image d’un dirigeant responsable qui maitrise la situation et connait parfaitement tous les dossiers. Après avoir été pendant plusieurs années ministre d’Etat, directeur de cabinet de la présidence de la République, Ouyahia semble avoir des atouts supplémentaires sur ceux que l’on peut considérer comme ses rivaux.
L’énigme dans tout ce puzzle, difficile à rassembler, est sans doute l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil. Il souffle le chaud et le froid : tantôt il s’attaque au gouvernement et au Pouvoir et tantôt, il fait leurs éloges. Le jeu trouble de Khelil demeure incompréhensible, à moins qu’il ne soit un lièvre utilisé par le Pouvoir, lequel dispose de son propre candidat qu’il fera sortir de sa boite magique au moment opportun.
En attendant, les spéculations vont bon train, à l’exemple de la SG de l’UNFA, Nouria Hafsi qui appelle le Président Bouteflika à se présenter pour un 5e mandat, au moment où Ould Abbes observe un silence sur ce sujet.
A propos du candidat du FLN pour la présidentielle de 2019, Ould Abbes a indiqué que « les membres du Comité central auront, au cours de leur réunion prévue le 19 mars prochain, toute la latitude de mener le débat sur cette question, mais personnellement, a-t-il dit, « j’estime que l’échéance est encore loin pour en discuter maintenant ».
Des déclarations qui permettent aux Belkhadem, Sellal et autres Khelil et Ouyahia d’espérer pour ne pas dire de rêver.
Mohamed Nassim