La lettre énigmatique de Salima Ghezali sonnerait le glas des actuels dirigeants du FFS - DIA
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DIA-FFS Conseil national

La lettre énigmatique de Salima Ghezali sonnerait le glas des actuels dirigeants du FFS

DIA-14 août 2018: La lettre énigmatique adressée par Salima Ghezali, présentée par le Front des forces socialistes (FFS) comme «journaliste-écrivain et député FFS»,  au vice-ministre la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), le Général de corps d’Armée, Gaid Salah suscite des interrogations au sein même du parti FFS.
La lettre qui a été publiée sur le site officiel du FFS s’en prend au «système autoritaire et corrompu», que l’Armée «défend». Dans cette lettre, le nom du Président Abdelaziz Bouteflika n’a jamais été cité, de même que l’élection présidentielle de 2019.
L’auteur de l’article qui est une journaliste chevronnée, a pris le soin d’éviter la diffamation et de ne pas citer nommément ceux ou les dirigeants qu’elle a ciblés. Du fait de l’ambiguïté entretenu dans cette lettre, chacun y va de son analyse et interprétation. Toutefois, elle a plongé les militants du FFS dans le doute.
Il s’agit en somme d’une lettre par laquelle l’auteur veut narguer le vice-ministre de la Défense nationale dont l’institution s’est exprimée dans le dernier numéro de la revue El Djeich où on pouvait lire que «l’Armée demeure une institution républicaine qui se consacre à ses missions constitutionnelles représentées par la défense de intégrité de la patrie, de sa sécurité et de sa stabilité loin de tout calcul et autres surenchères politiques».
Sous le titre « L’ANP, fierté du peuple algérien », l’éditorial de la revue a relevé que « la conjoncture actuelle requiert la conjugaison des efforts de tous, afin de favoriser le climat nécessaire, encourageant l’ANP à s’acquitter de ses missions dans le cadre naturel défini par la Constitution », ajoutant dans ce contexte que « l’ANP demeurera l’honneur et la gloire du peuple algérien au regard de son prestigieux parcours qui puise son inspiration des principes de la Révolution et de sa détermination à acquitter de son devoir sacré ».
La lettre du FFS laisse supposer aussi qu’il y aurait un malaise au sein de ce parti. Cette lettre aurait pu être rédigée par le numéro un du FFS ou du moins l’instance dirigeante. Cependant elle a été signée par la présidente du groupe parlementaire du parti.
Il faut relever que Salima Ghezali est proche du fils du regretté chef historique du parti, Hocine Ait-Ahmed, Jugurta Ait Ahmed.DIA-JUGURTA AIT AHMED
La publication de cette lettre annonce le retour de la position radicale du FFS vis-à-vis du Pouvoir. Les slogans «Oulach smah oulach» et «Pouvoir assassin» devraient être de retour, sachant que ce parti avait enregistré un retour en force sur la scène politique après avoir obtenu 14 sièges à l’Assemblée populaire nationale (APN).
Il faut aussi relever que la crise qu’avait connu le parti récemment est loin d’être dépassée et la lettre de Salima Ghezali, publiée avec la bénédiction du fils d’Ait Ahmed, risque de faire des vagues.
Le FFS qui ne compte pas participer à l’élection 2019, a inscrit dans son agenda pour 2019 l’organisation du congrès national ordinaire du parti, précisant que la date de sa tenue n’est pas liée à la date de l’élection présidentielle.
Il s’agit pour le FFS d’organiser un « congrès rassembleur » dans lequel « seront impliqués tous les militants leurs structures et leur encadrement », selon la feuille de route établie au lendemain du congrès extraordinaire du parti.
Un scénario visant en fait à écarter le Premier secrétaire du FFS, Hadj Djilani, de manière à éviter au parti d’être infiltré par des pseudo-militants ayant amené les enfants du FFS à se bagarrer et ternir ainsi l’image du FFS lors d’une réunion avortée du Conseil national, a-t-on révélé auprès du parti. Il s’agit d’assainir le FFS des «baltaguia» qui ont infesté le plus veux parti d’opposition, a-t-on ajouté… A suivre de très près !
 
Amir Hani