DIA | L’hommage du Président Tebboune aux personnalités nationales et l’affront aux partis politiques
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L’hommage du Président Tebboune aux personnalités nationales et l’affront aux partis politiques

DIA-14 janvier 2020: Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a tendu sa main aux Algériens et au Hirak au lendemain de son élection, est en train de concrétiser ce geste sur le terrain. Dans la lancée de l’amorce d’un dialogue et des consultations avec des personnalités nationales et des partis politiques, le président de la République a rendu visite, ce lundi au moudjahid et ancien ministre Ahmed Taleb Ibrahimi en son domicile pour s’enquérir de son état de santé, indique un communiqué de la Présidence de la République.

Dr Ahmed Taleb Ibrahimi qui « s’est dit profondément ému par cette visite, a remercié le Président pour cette aimable attention, lui souhaitant plein succès pour ses efforts au service de la patrie au plan interne et pour que l’Algérie retrouve la place qui lui sied sur la scène régionale et internationale », ajoute le communiqué.

Le Président Tebboune l’a informé de certains aspects du changement global engagé, à commencer par la profonde révision de la Constitution, qui doit faire l’objet de la plus large entente nationale possible, poursuit la même source.

A ce propos, Dr. Ahmed Taleb Ibrahimi a présenté sa vision de l’avenir dans le cadre de la consolidation de l’unité nationale pour l’édification d’un front interne solide et la protection de l’identité nationale et des valeurs et constantes de la Nation », selon le communiqué.

Durant la même journée, le Président de la République a reçu l’ancien chef du gouvernement le moudjahid Mouloud Hamrouche, indique encore un communiqué de la présidence.

« Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la poursuite des consultations lancées par le Président de la République avec des personnalités nationales, des présidents de partis et des représentants de la société civile sur la situation globale du pays et la révision de la Constitution, dont la mission a été confiée, dans un premier lieu, à un comité d’experts présidé par le professeur universitaire et membre de la Commission du droit international à l’Organisation des Nations Unies (ONU), Ahmed Laraba », précise la même source.

« L’objectif de ces consultations est l’édification d’une nouvelle République répondant aux aspirations du peuple et de procéder à une réforme globale de l’Etat à même de consacrer la démocratie dans le cadre d’un Etat de droit préservant les droits et les libertés des citoyens, un objectif dont M. Tebboune s’est engagé à réaliser lors de sa campagne électorale et réaffirmé dans son discours prononcé à la cérémonie de prestation de serment en tant que Président de la République », ajoute la même source.

« M. Hamrouche a présenté au Président de la République sa vision sur les différentes questions posées sur la scène politique, et ce, à la lumière de sa longue expérience au service de l’Etat ainsi que son suivi des évènements nationaux en tant qu’acteur politique éminent », conclut le communiqué de la Présidence.

Auparavant, le chef de l’Etat avait reçu l’ancien chef du gouvernement, Ahmed Benbitour puis l’ancien ministre de la Communication, Abdelaziz Rahabi.

En revanche, le président de la République a piégé les partis politiques quand il a annoncé qu’il entamera des consultations dans le cadre d’un dialogue global. Ainsi, on est en train d’assister à un retournement de vestes de la part de plusieurs partis.

Des formations politiques qui étaient farouchement opposées à l’organisation de l’élection présidentielle, ont viré pour afficher leur disponibilité à dialoguer. Ces partis politiques avaient même refusé de reconnaître l’élection d’Abdelmadjid Tebboune. C’est le cas notamment de plusieurs partis islamistes, dont le MSP de Abderezzak Makri.

Connu pour ses positions radicales, Makri n’a pas hésité à faire le dos rond et annoncer sa disponibilité à dialoguer. Il avait même annoncé la disponibilité de son parti à participer au gouvernement, ce que le Président Tebboune a refusé, infligeant ainsi un affront à ce parti. D’autres formations politiques, se proclamant de l’opposition, attendent une invitation du chef de l’Etat pour se rendre à El Mouradia…

Amir Hani