Régulation de la presse électronique: Le Maroc fait le pas, l'Algérie attend toujours - DIA
34872
single,single-post,postid-34872,single-format-standard,qode-listing-1.0.1,qode-news-1.0,qode-quick-links-1.0,ajax_fade,page_not_loaded,,qode_grid_1400,footer_responsive_adv,hide_top_bar_on_mobile_header,qode-content-sidebar-responsive,transparent_content,qode-theme-ver-12.0.1,qode-theme-bridge,wpb-js-composer js-comp-ver-4.12.1,vc_responsive
Quel avenir pour les journaux électroniques

Régulation de la presse électronique: Le Maroc fait le pas, l’Algérie attend toujours

DIA- 20 août 2018: Alors que l’Algérie n’a pas encore promulgué une législation pour réguler la presse électronique, le Maroc fait un grand pas pour encadrer les dizaines de journaux électroniques qui dominent le paysage médiatique dans le Royaume. Ainsi le ministère marocain de la Culture et de la Communication vient d’annoncer une série de mesures administratives destinées à obliger la presse électronique à respecter la nouvelle réglementation de son activité. L’information a été rendue publique par un communiqué de presse issu de ce  département ministériel.

A titre de rappel, une nouvelle réglementation avait été adoptée en 2016 pour la presse électronique. Les principaux changements, par rapport à l’ancienne loi, concernaient notamment la mention, dans la page d’accueil de tout quotidien digital, du nom du directeur de publication, la qualité des personnes chargées de la direction, l’adresse du journal électronique et de l’hébergeur, ainsi que le nombre quotidien de visiteurs.

Conscients des efforts nécessaires pour se conformer aux nouvelles règles, les autorités ont accordé une année à la presse électronique pour y parvenir. Pourtant jusque-là, de nombreux médias ne sont toujours pas en règle.

Le ministère de la Communication a donc annoncé la mise en œuvre prochaine de mesures destinées à favoriser le respect des nouvelles règles. Les autorités ont également rappelé les avantages de la nouvelle réglementation. Elle accorde notamment, à titre gratuit, aux quotidiens digitaux, un nom de domaine national avec l’extension press.ma, et des mesures incitatives publiques.

En Algérie, les choses ne sont pas encore arrivées à ce stade de régulation. Malgré les bonnes intentions du gouvernement envers la presse électronique, aucune réglementation ou régulation n’est installée. Un syndicat national de la presse électronique initié par les éditeurs de la presse digitale n’a pas pu voir le jour. Chaque semaine de nouveaux médias électroniques voient le jour, dans une désorganisation totale. Au moment où certains manquent de contenus d’autres les utilisent comme un moyen d’influence sans aucun sens de déontologie.  

Salim Bey