Le soutien des prix du gasoil utilisé en agriculture ne profite ni aux citoyens, ni aux agriculteurs   - DIA
30863
single,single-post,postid-30863,single-format-standard,qode-listing-1.0.1,qode-news-1.0,qode-quick-links-1.0,ajax_fade,page_not_loaded,,qode_grid_1400,footer_responsive_adv,hide_top_bar_on_mobile_header,qode-content-sidebar-responsive,transparent_content,qode-theme-ver-12.0.1,qode-theme-bridge,wpb-js-composer js-comp-ver-4.12.1,vc_responsive
DIA-ESSENCE

Le soutien des prix du gasoil utilisé en agriculture ne profite ni aux citoyens, ni aux agriculteurs  

DIA-12 avril 2018: Il est étonnant que le soutien des prix du gasoil utilisé en agriculture ne soit pas répercuté sur les prix à la vente des fruits et légumes. Les citoyens et les agriculteurs eux-mêmes n’en profitent pas tant les mandataires et autres parasitaires ont la mainmise sur le marché des fruits et légumes qui échappe à l’Etat, lequel ne s’acquitte pas de son rôle régalien.
Le soutien des prix du gasoil utilisé en agriculture a été revu à la hausse par un décret exécutif publié au Journal officiel no 16. Ce soutien est accordé aux agriculteurs pratiquant les cultures, menées en irriguées, des céréales, des fourrages, de la pomme de terre et du palmier dattier.
Modifiant et complétant le décret exécutif de décembre 1997 relatif au soutien des prix des produits énergétiques utilisés en agriculture, le nouveau texte précise que le niveau de soutien par hectare du prix du gasoil passe à 335 DA pour les zones du littoral et du sublittoral, à 395 DA pour les Hauts Plateaux et à 455 DA pour les régions du sud.
Par ailleurs, le nouveau décret exécutif indique que ce soutien s’ajoute à celui des actions éligibles au Compte d’affectation spéciale intitulé « Fonds national de développement agricole » institué par les dispositions de la Loi de finances pour 2013.
Il est de notoriété publique que ce sont les spéculateurs qui envahissent tout le réseau de distribution et de vente des fruits et légumes qui profitent de toutes les aides accordées par l’Etat à ce secteur. Cependant, il est malheureux que l’Etat qui prend des mesures d’aide ne s’attaque pas à ces parasites qui sont la cause du dysfonctionnement que connait le marché des fruits et légumes en Algérie.
Amir Hani