Décès de Mohammed Harbi, historien spécialiste du nationalisme algérien
DIA-02 janvier 2026: Le moudjahid et historien, Mohammed Harbi, est décédé jeudi à l’âge de 93 ans, a-t-on appris auprès de ses proches. Né le 16 juin 1933 à Skikda dans l’est de l’Algérie, il commence à militer très jeune contre la colonisation française (1830-1962) avant de partir étudier à Paris où il rejoint l’antenne locale du Front de libération nationale (FLN).Il travaille au sein du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) notamment aux côtés de Krim Belkacem, signataire des accords d’Evian de mars 1962 ayant mis fin à la colonisation française.
Après l’indépendance, il intègre le cabinet du premier président de l’Algérie indépendante, Ahmed Ben Bella, jusqu’au coup d’État du colonel Houari Boumédiène en 1965, dont il dénonce «le régime », ce qui le conduit en prison pendant cinq ans puis en résidence surveillée.
En 1973, il quitte l’Algérie pour se réfugier en France, où il se consacre à l’enseignement universitaire et à la recherche académique sur l’histoire contemporaine de l’Algérie.
Feu Mohammed Harbi était également enseignant universitaire et historien, qui avait à son actif plusieurs ouvrages sur le mouvement national et la Glorieuse révolution de libération. Parmi ses ouvrages les plus importants figure «Le FLN: mirage et réalité», qui suscite une vive polémique à sa sortie en 1980 parce qu’il y critique la prise du pouvoir par un parti unique.