Institut du Monde Arabe : La candidature d’Audrey Azoulay soutenue par le Maroc, écartée.
DIA-16 février 2026: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, reçoit lundi trois « candidats présélectionnés » pour diriger l’Institut du monde arabe (IMA) à Paris, après la démission de Jack Lang dont le nom est cité dans l’affaire Epstein, a appris l’AFP auprès de l’entourage du ministre et de sources informées du dossier. « Le ministre (Jean-Noël Barrot) s’entretient aujourd’hui (lundi) avec les candidats présélectionnés », a indiqué l’entourage du ministre.
Trois sources informées du dossier ont évoqué trois candidats retenus « parmi les nombreuses candidatures spontanées » pour diriger la prestigieuse institution, dont Anne-Claire Legendre, actuelle conseillère Afrique du nord et Moyen-Orient à la cellule diplomatique de l’Élysée, et Karim Amellal, ancien ambassadeur pour la Méditerranée. Le troisième candidat serait Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur chargé des Pôles et des affaires maritimes, selon une des sources informées du dossier.
L’État français devrait ainsi proposer mardi un nouveau président lors de la réunion du conseil d’administration de l’IMA, convoqué après la démission de Jack Lang. Une enquête a été ouverte en France le 6 février pour soupçons de « blanchiment de fraude fiscale aggravée » visant l’ancien ministre socialiste et sa fille, Caroline Lang. Aucune charge ne pèse à ce stade contre Jack Lang, 86 ans, qui a quitté la tête de l’IMA sous la pression le 7 février. Les documents rendus publics par la justice américaine mentionnent son nom à 673 reprises dans des échanges avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein, et révèlent des liens d’intérêt avec lui.
Certains cercles voulaient proposer la candidature d’Audrey Azoulay, ancienne ministre française de la Culture et ex-directrice générale de l’UNESCO. Sa candidature, soutenue par le Maroc, est évoquée face à d’autres noms comme la franco-libanaise Rima Abdul Malak, bien que la décision finale appartienne au président Macron.
Amel Bouchaib