Le prix du baril de pétrole passe sous les 100 dollars après les assurances de Trump - DIA
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Le prix du baril de pétrole passe sous les 100 dollars après les assurances de Trump

DIA-10 mars 2026: Après avoir connu une envolée rapide depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le cours de l’or noir s’affiche en net repli ce mardi matin. Le prix du baril a chuté de 10% après des propos rassurants tenus par Donald Trump lors d’une conférence de presse depuis son golf de Doral (Floride). Le chef d’État américain a assuré que le conflit avec l’Iran était «quasiment» fini. Des propos toutefois rapidement tempérés par leur auteur. Dans la foulée, le milliardaire républicain a en effet averti qu’il «ne laisserait pas un régime terroriste tenir le monde en otage et tenter de stopper l’offre mondiale de pétrole. Et si l’Iran fait quelque chose en ce sens, ils seront frappés beaucoup, beaucoup plus fort».

Les marchés semblent s’être concentrés sur la première partie du message du président américain, puisque la référence américaine du pétrole, le WTI, tourne autour de 90 dollars vers 8h30 heure française (-6%), tandis que le Brent de la mer du Nord, s’affiche autour de 93 dollars (-6%). La veille, les deux valeurs avaient grimpé jusqu’à près de 120 dollars, ce seuil faisant craindre le risque d’un nouveau choc pétrolier global. Les déclarations de Donald Trump sur l’Iran ont en parallèle fait chuter le prix du gaz européen de 15% ce mardi.

Trump réfléchit «à prendre le contrôle» du détroit d’Ormuz
Les cours du brut ont connu une hausse spectaculaire ces dix derniers jours, face aux difficultés d’approvisionnement depuis les pays du Golfe, avec notamment une flambée historique de 30% en quelques heures lundi 9 mars. Les remarques du président américain ont «complètement changé la donne», remarque Art Hogan, de B. Riley Wealth Management. Pour l’analyste, l’administration Trump «en est arrivée à un point où ils réfléchissent au coût» de la guerre, mais aussi «aux marchés». Dans un échange avec la journaliste de la chaîne CBS, Donald Trump a également dit qu’il «réfléchissait à prendre le contrôle» du détroit d’Ormuz. La navigation est paralysée dans ce passage stratégique, par lequel transitent environ 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux. Le président américain a aussi annoncé lundi qu’il allait lever certaines sanctions sur le pétrole «afin de réduire les prix».

Autre signal rassurant : les pays du G7 se sont dit lundi «prêts» à puiser si besoin dans leurs réserves stratégiques de pétrole pour tenter d’atténuer la flambée des prix, sans toutefois décider d’y recourir dans l’immédiat. «La réunion téléphonique du G7 a suscité un vif intérêt (…) et Trump a ensuite ajouté que le conflit pourrait se terminer plus tôt que prévu (…). Cette conjonction a suffi à faire naître l’espoir d’une certaine normalisation de l’offre et de la logistique», observe Chris Weston, analyste du courtier Pepperstone.

Dans ses déclarations de lundi soir, Donald Trump a alterné entre les propos rassurants et les menaces. Il a qualifié le conflit de «petite excursion parce qu’il nous semblait qu’il fallait se débarrasser de certaines personnes». Il a assuré à CBS que le conflit était «très en avance» sur le calendrier de quatre à cinq semaines qu’il avait évoqué par le passé.

Le président américain, qui multiplie les déclarations contradictoires sur les objectifs ou le calendrier de l’offensive israélo-américaine, a toutefois aussi déclaré devant les parlementaires que les États-Unis ne «s’arrêteraient pas avant que l’ennemi ne soit totalement et définitivement vaincu». «Nous avons déjà gagné sur beaucoup de plans, mais nous n’avons pas encore gagné suffisamment. Nous avançons plus déterminés que jamais jusqu’à la victoire ultime», a-t-il encore déclaré. «Nous avons frappé plus de 5000 cibles jusqu’aujourd’hui, certaines très importantes, et nous avons laissé de côté les cibles les plus importantes au cas où nous en ayons besoin plus tard», a-t-il aussi dit dans sa conférence de presse.

Le locataire de la Maison-Blanche est sous pression. Les élus conservateurs craignent que le conflit en Iran, s’il fait monter durablement le prix de l’essence et pèse sur l’économie, ne se traduise par une sanction dans les urnes lors des élections législatives de mi-mandat en novembre.

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