Après avoir fuit l’Algérie, Boualem Sansal « renie » la France (Vidéo)
DIA-26 avril 2026: Après avoir fuit son pays, Boualem Sansal fuit la France. Il a étonné tout le monde hier, notamment les français en déclarant: « La France, c’est fini pour moi. Il me reste quelques mois à tirer dans ce pays. Puis, je me tire », a lâché Boualem Sansal la veille de son intronisation à l’Académie royale de Belgique. Ce samedi, auprès du Figaro, il précise ses intentions. « Pourquoi rester en France avec toutes ces attaques que je subis matin et soir ? » s’interroge-t-il.
« Ce sont des insultes, ce n’est plus de la critique. Or, la critique j’ai l’habitude, je passe mes journées à critiquer, mais là on est passé au stade de l’insulte », affirme-t-il. L’écrivain pointe « une poignée d’oligarques de la pensée », qu’il accuse de s’en prendre à sa liberté. « Je vais partir. J’irai en Suisse, en Belgique… Et de là-bas je continuerai à critiquer à longueur de journée… »
« On me fait passer pour un criminel, il faut que je m’évade. C’est pire que la dictature en Algérie. Ils sont en train d’exercer sur moi une dictature de la pensée, parce qu’ils veulent me faire taire. Ils veulent me faire peur », abonde Boualem Sansal. L’écrivain dénonce les campagnes de dénigrement qui l’ont ciblé au cours des dernières semaines.
« Les Français sont adorables. Moi j’ai l’impression que je fais presque l’unanimité. Dans la rue, dans n’importe quel endroit, des vieux, des jeunes, même des enfants, des adolescents qui viennent, qui me disent merci. Mais c’est le problème d’une poignée d’oligarques de la pensée, de petits dictateurs de bureau », conscent tout de même Boualem Sansal.
En Réalité, Boualem Sansal fait l’objet d’un lynchage médiatique et surtout intellectuel après avoir été la source de la crise à Grasset. En effet, en mars 2026, il quitte Gallimard, son éditeur historique, pour rejoindre Grasset, détenu et contrôlé par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Il explique dans une tribune cette décision par une « divergence » avec son ancien éditeur née pendant sa détention en Algérie. Son arrivée chez Grasset provoque un désaccord sur la date de publication de son prochain ouvrage ; certains médias évoquent un lien avec le départ d’Olivier Nora.
En avril 2026, sa réception à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique suscite une polémique. L’académicien Jean-Luc Outers, chargé du discours d’accueil, aurait « préféré » que la cérémonie n’ait « pas lieu dans le climat actuel de tensions », tandis que l’écrivain Jean-Philippe Toussaint annonce qu’il n’y assistera pas, estimant que « les conditions ne sont pas réunies pour le recevoir sereinement ».
Enfin il faut rappeler que depuis le , deux semaines après sa libération, son passeport algérien est désactivé par les autorités algériennes, après des déclarations jugées controversées sur l’Algérie dans des médias français. L’écrivain, détient qui la double nationalité algérienne et française, doit une nouvelle fois chercher une terre d’accueil.
Amir Hani
