DIA-14 mai 2026: Le chanteur de chaâbi Abdelmadjid Meskoud est décédé, ce jeudi à Alger, à l’âge de 73 ans, des suites d’une longue maladie, a annoncé son fils sur les réseaux sociaux.
Né à Belcourt en 1953, Abdelmadjid Meskoud a débuté sa carrière artistique en 1969. Parmi ses célèbres chansons dans le genre chaâbi assimi, figurent « Ya Dzayer Ya El Assima », « Nhar Iban Essah » et « Choufou Choufou ».
Le défunt Abdelmadjid Meskoud comptait parmi les figures emblématiques ayant donné une identité particulière à la chanson algérienne et son nom reste notamment associé à des œuvres immortelles, dont la célèbre chanson «Ya Dzayer Ya El Asima», qui a connu un immense succès en 1989 et demeure gravée dans la mémoire des Algériens.
Abdelmadjid Meskoud qui n’a jamais fait d’école de musique, commence en 1969 à gratter sa première guitare tout en s’exerçant à la comédie d’abord dans la troupe Mohamed Touri de la place du 1er-Mai que dirigeait Mohamed Tahar Benhamla ensuite dans la Troupe du Théâtre Populaire (TTP) qu’animait Hassan El-Hassani.
Meskoud passe deux ans à Béchar – service national obligé – ce qui lui a permis de chanter juste et maîtriser la frappe. Il reste un chanteur de quartier même si grâce à l’amitié et à la complicité de Mohamed Er-lkachid, un féru d’histoire musicale, il arrive à passer à la télévision. Ses activités se limitent à la célébration des mariages jusqu’au jour où la belle chanson El-Assima le révèle au grand public, en 1989. Ce texte personnel qu’il a toutefois commencé à chanter depuis 1987 dans les fêtes est un beau texte, intense, vrai et plein de nostalgie. À l’origine de ce petit chef-d’œuvre, la destruction, pour rénovation, du vieux quartier d’El Hamma où il est né. Il n’a pas pu tenir le coup lorsqu’il a vu la grande boule en fer écraser sa maison. Après, le poème a pris progressivement de l’ampleur pour donner Ya Dzaïr ya El Assima.
Son orchestre composé de Krimo Ben Allaoua, Hakim Ben El-Djouzi, Zouhir Djemaî (violon), Redouane Ben El-Djouzi (guitare), Ahmed Berrour (derbouka) et Abdelkader Dali (târ), assez stable, a été créée en 1984.
Cet artiste qui écoute énormément Jacques Brel, Édith Piaf, Georges Brassens et Léo Ferré, qui a beaucoup d’estime pour les maîtres Cheikh El Hasnaoui et Hadj El Anka notamment, a introduit un peu de fraîcheur dans la chanson chaâbi des années 1990.