Gaza : le «Conseil de paix» créé par Donald Trump n’a reçu aucun financement
DIA-27 mai 2026: Le «Conseil de paix» créé par Donald Trump pour la reconstruction de Gaza est empêtré dans des problèmes juridiques et ne dispose d’aucun financement malgré des promesses atteignant des milliards de dollars, affirme le Financial Times . Créé de toutes pièces en janvier par le président américain, censé le diriger personnellement y compris lorsqu’il aura quitté la Maison-Blanche, le Conseil n’a pas reçu le moindre dollar, selon le quotidien, citant quatre sources proches du dossier.
Plutôt que d’utiliser le fonds administré par la Banque mondiale et approuvé par l’ONU, le conseil a reçu des dons directement sur un compte à la banque JPMorgan, a déclaré le porte-parole du conseil. Et «aucun dispositif de transparence indépendant n’est en place», précise le Financial Times. Trump a imaginé ce comité pour Gaza, où Israël et le Hamas ont conclu en octobre un cessez-le-feu soutenu par les États-Unis. Le ticket d’entrée est d’un milliard de dollars pour un siège permanent.
Le président indonésien a exclu que son pays paye le milliard de dollars réclamé
Mais les grandes nations européennes boudent ce forum, qui accorde une large place aux partenaires historiques des États-Unis au Moyen-Orient, aux alliés idéologiques de Donald Trump et aux petits pays désireux d’attirer son attention. Récemment, le président indonésien Prabowo Subianto a exclu que son pays paye le milliard de dollars réclamé.
Le Financial Times indique que de petits versements ont permis de payer notamment le bureau du Haut représentant Nikolaï Mladenov. Les Émirats arabes unis ont également accordé 100 millions de dollars pour former une nouvelle force de police à Gaza, mais les fonds sont gelés.
En avril, les Nations unies et l’Union européenne ont évalué à 71,4 milliards de dollars (61,3 milliards d’euros) les besoins de reconstruction ces dix prochaines années à Gaza, selon une étude menée avec la Banque Mondiale. Nikolaï Mladenov a de son côté mis en garde la semaine dernière contre le risque que le «statu quo» actuel, basé sur un cessez-le-feu imparfait dans un territoire divisé et ravagé, devienne «permanent».