La nomination de Hamdani à la tête des Verts ne fait pas l'unanimité - DIA
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La nomination de Hamdani à la tête des Verts ne fait pas l’unanimité

DIA-06 septembre 2026: La décision de la Fédération algérienne de football (FAF) de confier les rênes de la sélection nationale A à Brahim Hamdani est loin de faire l’unanimité. Bien au contraire, cette nomination suscite déjà de nombreuses interrogations, tant chez les observateurs que chez les supporters, au moment où les Verts ont besoin de stabilité et surtout d’un sélectionneur capable de gérer un groupe expérimenté au plus haut niveau.

Le Bureau fédéral a officiellement décidé, samedi 5 septembre, de charger l’ancien international algérien de conduire la sélection nationale. Hamdani sera épaulé par Antar Yahia comme entraîneur adjoint, tandis que Moussa Saïb devient manager général. 

Dés l’annonce de la FAF, plusieurs professionnels se sont rués sur les plateaux de télévision pour commenter la décision de Walid Sadi. 

Sur le papier, le choix peut être défendu. Hamdani vient de remporter les Jeux méditerranéens de Tarente avec la sélection des moins de 21 ans, un succès qui a incontestablement renforcé sa cote auprès des responsables de la FAF. 

Mais le problème se situe ailleurs : le passage de la sélection U21 à l’équipe A représente un saut considérable. L’équipe nationale n’est pas un laboratoire destiné à permettre à un jeune entraîneur de faire ses premières armes. Elle doit être dirigée par un technicien disposant d’une expérience suffisante du très haut niveau, capable de gérer les stars, la pression médiatique, les attentes populaires et les objectifs internationaux. Par ailleurs Hamdani, ne connait pas le football algérien, notamment local. C’était son adjoint El Orfi qui avait procédé à la sélection des joueurs locaux pour l’équipe U20. 

La principale interrogation concerne donc moins les qualités humaines ou techniques de Hamdani que le timing de sa promotion. Nommé à la tête des U20 en juillet avant de conduire les U21 au sacre méditerranéen, il se retrouve quelques semaines seulement plus tard à la tête de la sélection A. Sans le résultat de Tarente personne n’aurait parié sur son installation à la tête des verts. 

Cette accélération spectaculaire donne surtout l’impression que la FAF a dû revoir ses plans après l’échec de sa recherche d’un entraîneur étranger. Plusieurs pistes étrangères, notamment espagnoles et portugaises, avaient été étudiées avant que la Fédération ne se rabatte finalement sur une solution locale. 

C’est précisément ce point qui alimente les critiques. Hamdani apparaît davantage comme une solution de circonstance que comme le résultat d’une véritable stratégie sportive à long terme. La FAF avait annoncé, directement ou indirectement, sa volonté de trouver un technicien étranger expérimenté pour succéder à Vladimir Petkovic. Quelques semaines plus tard, elle opte finalement pour un entraîneur qui débute à peine au plus haut niveau.

Le choix du staff peut toutefois apporter quelques garanties. Antar Yahia possède une forte expérience internationale et une connaissance profonde de la sélection, tandis que Moussa Saïb connaît également parfaitement l’environnement des Verts. Mais là encore, la question demeure : qui sera réellement le patron sportif de cette équipe ? D’autant que les deux joueurs n’ont jamais fait partie du staff des verts. Certains aurait préféré garder Neghiz qui était adjoint de Petkovic 

La nomination de Hamdani intervient surtout dans un contexte particulièrement exigeant. Les Verts doivent rapidement préparer les prochaines échéances internationales et ne disposent pas du temps nécessaire pour une longue période d’apprentissage. La pression sera immédiate et le moindre mauvais résultat pourrait relancer les critiques contre la FAF.

Le sacre de Tarente est certes un argument favorable à Hamdani. Mais remporter une compétition avec les Espoirs ne constitue pas automatiquement une garantie de réussite avec l’équipe A. Le football international de haut niveau impose d’autres contraintes : gestion des cadres, choix tactiques, préparation des grands rendez-vous, communication avec les joueurs évoluant dans les grands championnats européens et capacité à résister à une pression permanente.

La FAF prend donc un pari risqué. Elle mise sur un entraîneur algérien dont la carrière de technicien reste encore courte, au moment où la sélection nationale aurait peut-être eu besoin d’un entraîneur immédiatement opérationnel.

Hamdani mérite naturellement d’être jugé sur les résultats et non sur son passé. Mais le débat porte aujourd’hui sur la pertinence de sa nomination. Pour une sélection qui sort d’un cycle avec Petkovic et qui aspire à jouer les premiers rôles en Afrique, la question est légitime : était-il réellement le meilleur choix disponible ou simplement le choix devenu nécessaire après l’échec de la piste étrangère ?

Dans le communiqué, il n’est pas indiqué la durée du contrat de Hamdani. Certains parlent de 2027, mais si les résultats suivent il est clair et établis que Hamdani va être confirmé jusqu’à la CAN. ce dernier surfe sur le parcours de Belmadi 

La réponse appartiendra désormais au terrain. Mais une chose est certaine : la FAF vient de prendre une décision qui ne fait pas l’unanimité et qui engage directement sa responsabilité. Hamdani aura besoin de résultats rapides pour transformer un choix contesté en pari gagnant.

Mohamed Nassim 

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