Brahim Hemdani gagne la bataille de la communication face à la presse (Vidéo) - DIA
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Brahim Hemdani gagne la bataille de la communication face à la presse (Vidéo)

DIA-18 septembre 2026 : Pour sa première sortie médiatique depuis sa nomination à la tête de l’équipe nationale, Brahim Hemdani avait rendez-vous avec une presse algérienne particulièrement attentive. Attendu au tournant après une désignation qui avait suscité de nombreuses interrogations, le nouveau sélectionneur a finalement choisi de répondre aux questions, d’assumer ses choix et surtout de présenter une ligne claire pour les prochains mois.

Cette première conférence de presse, tenue jeudi au stade Nelson-Mandela de Baraki, constituait un véritable test de communication pour l’ancien international algérien. Avant même de parler de résultats, Hemdani  devait convaincre sur sa capacité à porter la parole des Verts et à expliquer son projet. Sur ce terrain, il a livré un discours marqué par la maîtrise et la volonté de ne pas esquiver les sujets sensibles.

Une communication directe et sans détour

L’un des moments les plus révélateurs de cette conférence de presse a été la question portant sur son propre rapport à l’équipe nationale lorsqu’il était joueur. Un journaliste de la chaîne El Hayet lui a directement reproché de ne pas avoir rejoint plus tôt les Verts. Hemdani n’a pas cherché à contourner la question. Il a assumé les choix effectués durant sa carrière, rappelant que chaque joueur construit son parcours en fonction des circonstances et de ses décisions personnelles.

Cette séquence était importante sur le plan de la communication. Plutôt que de transformer la question en polémique, le sélectionneur a accepté le débat et répondu sur le fond. Sans entrer dans la polémique ou de créer une ambiance délétère. Une attitude qui lui a permis de reprendre la maîtrise de l’échange et de déplacer progressivement la discussion de son passé de joueur vers sa nouvelle responsabilité de sélectionneur.

« Je ne cherche pas à faire l’unanimité »

Autre élément fort de son discours : Hemdani ne semble pas vouloir construire sa communication autour de la recherche d’une popularité immédiate. Il a clairement indiqué que son objectif n’était pas de faire l’unanimité, mais de construire une relation forte avec ses joueurs et d’obtenir des résultats positifs.

Cette déclaration traduit une volonté de distinguer la communication de la gestion sportive. Le nouveau sélectionneur sait que les choix de joueurs, les convocations et les compositions d’équipe provoqueront nécessairement des débats. Sa première conférence de presse a donc posé un principe : les performances en club doivent constituer un élément déterminant dans les futures convocations.

Le sélectionneur maitrise la lague Kabyle mais pas l’arabe

Le nouveau sélectionneur a séduit certains journalistes en répondant à une question en Kabyle. Même si Hamdani ne maitrise pas l’arabe parfaitement, il comprend et préfère pour le moment répondre en Français.

Une première liste qui accompagne le discours

La première liste de Hemdani a également donné une dimension concrète à sa communication. Plusieurs joueurs ont retrouvé la sélection, notamment Bachir Belloumi, Ilan Kebbal et Amin Chiakha. Le groupe de 26 joueurs comprend également plusieurs éléments issus de la génération appelée à prendre progressivement davantage de responsabilités.

Mais Hemdani a pris soin de ne pas fermer définitivement la porte aux joueurs absents. Concernant notamment les convocations futures, il a expliqué que la sélection correspondait à un « moment T » et que les performances avec les clubs resteraient déterminantes.

Cette précision est importante : elle lui permet d’éviter que sa première liste soit interprétée comme une condamnation définitive de certains joueurs. Le message envoyé est celui d’une sélection ouverte à la concurrence.

Une première bataille remportée, le terrain décidera

La conférence de presse de Brahim Hemdani intervient dans un contexte où sa nomination avait suscité des interrogations, notamment sur la nature et la durée de sa mission. La FAF avait annoncé début septembre sa nomination, avec Antar Yahia comme entraîneur adjoint et Moussa Saïb comme manager général.

Dans ce contexte, cette première apparition médiatique lui offrait l’occasion de présenter son propre récit : celui d’un technicien qui assume son passé, revendique ses choix, fixe des objectifs progressifs et veut installer une identité de jeu.

Sur le terrain de la communication, Hemdani a donc réussi sa première sortie en évitant plusieurs pièges : il n’a pas esquivé les questions délicates, n’a pas promis de miracles et n’a pas présenté sa première liste comme une rupture définitive avec le passé.

Mais cette première bataille n’est que la première étape. La communication peut installer un climat et présenter un projet ; seuls les prochains rassemblements, les matchs contre la Zambie et le Burundi, puis les résultats de la sélection permettront d’évaluer concrètement la méthode Hamdani. Le nouveau sélectionneur a désormais transformé la pression médiatique de sa nomination en un rendez-vous sportif : le terrain sera le prochain juge de son projet.

Amir Hani 

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