DIA | ESS : le salaire de l’entraineur Nabil Kouki passe de 10 000 à 25 000 Euros en pleine crise financière
55183
post-template-default,single,single-post,postid-55183,single-format-standard,qode-listing-1.0.1,qode-news-1.0,qode-quick-links-1.0,ajax_fade,page_not_loaded,,qode_grid_1400,footer_responsive_adv,hide_top_bar_on_mobile_header,qode-content-sidebar-responsive,transparent_content,qode-theme-ver-12.0.1,qode-theme-bridge,wpb-js-composer js-comp-ver-4.12.1,vc_responsive

ESS : le salaire de l’entraineur Nabil Kouki passe de 10 000 à 25 000 Euros en pleine crise financière

DIA-24 septembre 2020: Le salaire mensuel de l’entraîneur tunisien de l’ES Sétif, Nabil Kouki, est passé de 10 000 à 25 000 Euros, a-t-on appris auprès du club. Nabil Kouki (50 ans) est un entraineur au palmarès vide, mais qui voit la direction de l’ESS lui dérouler le tapis rouge. Jugez-en : Nabil Kouki a exigé que son salaire et celui de ses adjoints tunisiens soient revus à la hausse. Il se retrouve avec un salaire qui a presque triplé en Euros !

Mieux encore, la direction de l’Entente lui a affrété un avion spécial pour qu’il puisse regagner Sétif à partir de Tunis. Auparavant, la direction de l’Entente a fait des mains et des pieds pour que les autorités du pays délivrent à Kouki une autorisation d’entrée en Algérie, en raison de la pandémie du Covid-19.

Et dire que l’ESS se plaignait récemment d’une crise financière aiguë, au même titre que l’écrasante majorité des clubs algériens. Il faut préciser que les salaires en Euros de Kouki ne proviennent pas des fonds propres de l’ESS, mais des subventions et aides de l’Etat et de la wilaya. Autrement dit, l’entraineur de l’ESS et ses adjoints sont payés en devises par le Trésor public, au moment où des salariés en Algérie peinent à toucher leurs mensualités et au moment où d’autres ont perdu leurs emplois en raison de la pandémie du Covid-19.

Il faut relever que cela n’est pas propre à l’ESS, mais plusieurs clubs algériens qui sont en faillite ou parrainés par des entreprises nationales publiques recourent au recrutement d’entraineurs étrangers qui sont payés en Euros.

L’ESS distribue ainsi l’argent du Trésor public, donc du contribuable, au moment où les plus hautes autorités du pays prônent la rationalisation des dépenses. A ne rien y comprendre d’autant plus que ces entraineurs n’apportent aucune valeur ajoutée au football national qui continue d’importer des joueurs de l’étranger pour l’équipe nationale.

Nassim Fateh

0Shares