DIA | Frilosité des chaînes TV algériennes à lancer un débat contradictoire sur la Constitution 
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Frilosité des chaînes TV algériennes à lancer un débat contradictoire sur la Constitution 

DIA-30 septembre 2020: Le débat sur la révision constitutionnelle, animé à travers les différents médias nationaux, bat son plein. Les experts et spécialistes qui interviennent sur les plateaux des chaînes TV privées et l’ENTV ainsi que sur les chaînes de la Radio nationale, sans oublier la presse publique, s’évertuent à expliquer pour ne pas dire à vanter les dispositions du Texte fondamental du pays, soumis à référendum.

Mais force est de constater que le débat n’est pas contradictoire. Les invités et autres experts tiennent le même discours, ce qui pourrait être contre-productif pour le Pouvoir. La frilosité de ces médias à lancer un débat contradictoire est loin de rendre service au Pouvoir.

Les chaînes TV privées et l’ENTV préfèrent inviter des experts qui font dans la promotion de la révision constitutionnelle. Or, ces médias auraient dû inviter également des experts qui émettent des avis contraires afin de donner plus de crédibilité au débat.

Force est de constater aussi que plusieurs intervenants et experts qui participent actuellement au débat, avaient vanté la révision constitutionnelle de 2016, ce qui porte ainsi un coup à la crédibilité de ce débat.

Il faut rappeler et préciser que les plus hautes autorités du pays, à leur tête le président de la République Abdelmadjid Tebboune, avaient appelé à organiser des débats contradictoires et ce, au lendemain de la présentation de la première mouture de la Constitution.

Toutefois, les médias lourds et les médias publics préfèrent plutôt encourager un seul son de cloche dans ce débat et les tables-rondes diffusées chaque soir, ce qui ne rend pas vraiment service au Pouvoir.

Même l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) semble abonder dans le même sens en demandant à ceux qui animeront et interviendront dans le débat à l’occasion la campagne électorale (7-27 octobre) sur la révision constitutionnelle de “communiquer un résumé de leurs interventions cinq jours avant les meetings”.

La démocratie suppose que tous les avis doivent être respectés et écoutés tout en interdisant, bien évidemment, l’invective et la diffamation. A l’ère des nouvelles technologies, la communication demeure une arme redoutable qu’il faut manipuler avec doigté, sachant que les pies qui ne sont pas invitées sur les plateaux des chaînes TV privées et publique algériennes, ont d’autres alternatives comme les réseaux sociaux et les chaînes TV étrangères.

Amir Hani

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