DIA | Le président Tebboune et la Grande Mosquée d’Alger : L’histoire d’un homme et de son destin
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Le président Tebboune et la Grande Mosquée d’Alger : L’histoire d’un homme et de son destin

DIA-20 août 2020: Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, effectuera demain jeudi une visite de travail et d’inspection à la Grande mosquée d’Alger, a indiqué mercredi un communiqué de la présidence de la République. C’est véritablement l’histoire d’un homme et de son destin. Car Abdemadjid Tebboune a géré le projet de la Grande Mosquée sous trois positions  différentes: En tant que ministre de l’habitat, en tant que Premier ministre et enfin en tant que Président de la République.

Il y a trois ans, plus exactement le 13 juillet 2017, Abdelmadjid Tebboune effectuait en tant que Premier ministre et sur instruction du Président de la République de l’époque, une visite d’inspection sur le site de la Grande Mosquée. Et tant qu’ancien ministre de l’habitat et connaissant les rouages des grandes constructions, il s’est rendu compte des retards effectués par le constructeur chinois dans les finissions de ce joyau architectural, notamment pour la salle des prières. Ce jour là, Tebboune avait déclaré avec un ton ferme et autoritaire au patron de la société chinoise CSCEC   : « Je veux que la salle de prière soit prête en décembre pour venir prier ». Le constructeur chinois s’est alors empressé d’accélérer la cadence des rotations pour terminer à temps la construction de la Grande mosquée. Seulement voila un mois plus tard, le 15 août 2017, Tebboune est remplacé par Ahmed Ouyahia sur injonction de Ali Haddad, avec lequel il avait un sérieux contentieux politique. Le constructeur chinois s’est alors réjoui du départ du Premier ministre “connaisseur” et la pression de la livraison de la Grande mosquée avait alors baissé. Il faut dire aussi que Abdelamadjid Tebboune connait bien le dossier de la Grande Mosquée. Il avait géré le dossier en tant que “super ministre de l’habitat”, quand le président Bouteflika avait retiré la gestion du projet à l’Agence nationale de réalisation et de gestion de Djamaâ El Djazaïr (ANARGEMA), organisme qui avait été créée par le décret présidentiel le 12 novembre 2014. D’ailleurs cette structure a été transféré de la tutelle du ministère des Affaires religieuses et des Wakfs vers le ministère de l’Habitat, tenu à l’époque par Tebboune. Par la suite, cette structure est démontée et son directeur Mohamed Guechi, a été envoyé à la retraite le 16 juillet 2017, la veille de la visite de Tebboune à la Grande Mosquée.

Ce jour là, Abdelamadjid Tebboune, en costume de Premier ministre, avec la confiance totale du président Bouteflika et avec tous les pouvoirs entre ses mains, avait récupéré la gestion du projet et mis la pression sur le constructeur chinois et les autres prestataires du projets pour que le précieux projet soit livrer avant la fin 2017. La mise à l’écart de Tebboune, ensuite, avait encore une fois ralentit la réception du projet et plongé le président Bouteflika, dans le désarroi et la détresse la plus totale. Le Hirak l’avait empêché d’inaugurer la Grande mosquée, son projet le plus gigantesque et le plus personnel. Décembre 2019, Abdelmadjid Tebboune est élu président de la République et devient une troisième fois encore chargé de livrer ce magnifique projet, mais cette fois pour les algériens.

Contrairement à Bouteflika, le président Tebboune n’est pas pressé d’inaugurer cette majestueuse maison de Dieu moderne et préfère effectuer une visite d’inspection pour évaluer l’état des avancements du projet et surtout rassembler tous les choix de nom pour son inauguration. Demain, jeudi, le patron de de la société chinoise CSCEC, n’aura rien à cacher à Tebboune et doit se rappeler que malgré toutes les tempêtes politiques et les changements inimaginables du système algérien, l’histoire a choisi Abdelamdjid Tebboune comme seul maître du destin de la Grande Mosquée d’Alger.

Amir Hani 

Lire aussi : Travaux de la Grande Mosquée d’Alger: Tebboune en colère contre le constructeur chinois 

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