DIA | Le président Tebboune interdit l’importation des produits fabriqués localement
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Le président Tebboune interdit l’importation des produits fabriqués localement

DIA-20 janvier 2020: Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a recommandé au Gouvernement, lors du Conseil des ministres qu’il a présidé samedi, l’interdiction d’importer les produits fabriqués localement, tout en continuant à garantir le fonctionnement des entreprises et les besoins essentiels des consommateurs.

M. Tebboune a ainsi recommandé la mise en place d’un guide statistique pour promouvoir la production nationale avec l’interdiction d’importer les produits fabriqués localement, dans l’objectif de protéger le produit national et réduire la facture d’importation, selon le communiqué du Conseil.

Il a notamment souligné l’impératif de réduire la facture d’importation des médicaments, en encourageant la production locale et en soumettant les produits pharmaceutiques importés à la certification pour la protection de la santé des citoyens.

Mais les mesures de protection de la production nationale et de défense commerciale « doivent être envisagées avec intelligence et dans le respect des engagements commerciaux internationaux », a noté M. Tebboune.

La création de laboratoires au niveau de tous les accès frontaliers, ports et aéroports en collaboration avec le ministère de la Santé, en associant l’université, en vue du renforcement des mécanismes de contrôle des importations alimentaires selon les normes internationales, a été en outre recommandée.

D’autre part, le président Tebboune a donné des instructions pour la création de zones franches avec les pays africains limitrophes, afin d’en finir avec le fléau de la contrebande.

S’agissant des exportations, il a affirmé que la stratégie de promotion des exportations hors hydrocarbures doit être « très vite mise en œuvre » en étroite collaboration avec les départements ministériels concernés, tout en soulignant que « l’importation doit être un complément à l’économie nationale et non une alternative ».

Concernant les accords commerciaux déjà conclus ou ceux encore en discussion, M. Tebboune a chargé l’exécutif de faire une « évaluation rigoureuse et objective » de leurs effets sur l’économie nationale, tout en soulignant que la politique du commerce extérieur doit faire l’objet de mécanismes de concertation sectorielle plus renforcés.

Lors de la réunion du Conseil, le ministre du Commerce, Kamel Rezig, a présenté le bilan et les perspectives de relance et de développement de son secteur.

Rappelant le bilan de l’année 2019, il a dressé un état des activités de contrôle, de régulation et d’organisation des marchés, notamment les mesures d’éradication progressive des marchés informels, la réception de deux (02) marchés de gros des fruits et légumes et de la poursuite de la réalisation de six (6) autres marchés qui seront réceptionnés durant l’année 2020.

Au titre des perspectives de développement des activités du commerce intérieur, le plan d’action prévoit une série de mesures portant, notamment, sur l’amélioration des conditions d’organisation des marchés, la généralisation du paiement électronique et la lutte contre toute forme de gaspillage.

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En matière de commerce extérieur, il est fait état principalement de la situation de la balance commerciale, des procédures d’encadrement des importations et du développement des exportations hors hydrocarbures.

C’est ainsi qu’il est relevé la persistance en 2019 du déficit de la balance commerciale, une baisse des importations et des exportations respectivement de plus de 7,7% et près de 13%, alors que les exportations hors hydrocarbures ont enregistré une réduction de près de 10%.

S’agissant des perspectives de développement du commerce extérieur, le plan d’action prévoit une série de mesures et de procédures pour la période quinquennale 2020-2024.

Il s’agit essentiellement de l’évaluation des accords commerciaux internationaux et des relations commerciales bilatérales et multilatérales, la rationalisation des importations, la protection du produit national et l’encouragement des exportations hors hydrocarbures.