DIA | Les mises en garde d’Ouyahia, les propositions de Sahli et la sortie ratée de Brahimi
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Les mises en garde d’Ouyahia, les propositions de Sahli et la sortie ratée de Brahimi

DIA-18 MARS 2019: Le secrétaire général de l’Alliance nationale républicaine Belkacem Sahli dont le parti est pro-pouvoir a suggéré de mettre en place un gouvernement d’union nationale à caractère politique, présidé par une personnalité indépendante consensuelle. Sahli contredit la déclaration du Premier ministre, Noureddine Bedoui, qui avait affirmé que le futur gouvernement sera «technocrate».
“Les décisions prises par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, constituent un pas positif mais demeurent insuffisantes”, a fait remarquer Sahli, lors d’une conférence de presse, exhortant les Pouvoirs publics à la prise “de mesures immédiates, notamment à travers la formation d’un gouvernement d’union nationale à caractère politique, présidé par une personnalité indépendante et consensuelle”.
Il a aussi mis l’accent, sur la nécessité de “définir des agendas précis pour la transition démocratique”, insistant sur “le principe de continuité de l’Etat et le rejet de toute ingérence étrangère”. Sahli propose ainsi des alternatives et solutions concrètes.
De son côté, Ahmed Ouyahia en sa qualité de secrétaire général du RND persiste et signe et met en garde contre des dérapages. Après avoir déclaré qu’en Syrie tout avait commencé par des roses,  il a appelé à faire vite et répondre dans l’immédiat aux revendications populaires. En d’autres termes, Ouyahia met la pression sur le Pouvoir pour fixer des dates et un agenda et avancer des propositions concrètes pour mettre fin aux marches des vendredis, sachant que chaque vendredi les Algériens retiennent leur souffle pour que tout se passe dans le calme et sans heurts.
Cependant la sortie médiatique qui risque de faire des vagues et de faire couler beaucoup d’encre c’est celle de Lakhdar Brahimi qui n’aurait jamais dû rendre publique une déclaration qu’il a remise à l’APS.
Dans cette «déclaration», Brahimi s’est mis sur le dos la presse, mais aussi des partis et personnalités politiques.
Il a d’abord plaidé pour un “dialogue structuré” afin de concrétiser le “changement souhaité” et revendiqué lors des dernières marches populaires, estimant que “continuer à se tourner le dos est porteur de périls graves” pour le pays. 
“Il est indispensable et grand temps d’entrer dans un dialogue structuré afin que le changement souhaité ait lieu et que les dangers menaçant le pays soient évités. Continuer à se tourner le dos est porteur de périls graves pour le présent et pour l’avenir de notre pays”, a indiqué  Brahimi dans une déclaration de presse.
Evoquant ses rencontres avec “plusieurs compatriotes de toutes générations et de tous les horizons”, M. Brahimi a estimé qu’il était “utile de s’arrêter pour faire le point” de ces rencontres et échanges qu’il a qualifiés de “francs, riches, courtois et constructifs”.
Après avoir rappelé ses passages successifs sur des chaînes de télévision et la radio nationale, l’ancien diplomate a indiqué avoir rencontré dès son arrivée, l’ancien président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Said Saadi ainsi que l’ancien ministre des Affaires étrangères Abdelaziz Rahabi.
Auparavant, Brahimi a fait savoir qu’il avait rencontré l’écrivain-journaliste Kamel Daoud qu’il “admire pour son patriotisme”, ainsi que “d’autres personnes liées, pour certaines d’entre elles, à l’élan populaire qui a été observé vendredi dernier dans nos villes et nos villages”.
Toutefois, Brahimi a regretté que ces rencontres “soient relayées par une certaine presse”, apportant par la même occasion un démenti quant à une rencontre avec la secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune “qui n’a pas eu lieu et dont il n’a jamais été question”.
Brahimi a ajouté que “la presse a inventé beaucoup d’autres rencontres qui n’ont jamais eu lieu et dont il n’a jamais été question non plus”, regrettant que “des conversations entre compatriotes de tous horizons deviennent un sujet de médisance et d’invectives pour certains”.
S’exprimant sur des pancartes hostiles à lui et à d’autres personnes, brandies lors des marches populaires, M. Brahimi a indiqué que “de nombreuses voix d’hommes et de femmes, de jeunes et de moins jeunes, se sont élevées au sein de la manifestation, à travers tout le pays, pour exiger que l’on s’engage dans le nécessaire dialogue”.
Pour ce qui est de ses rencontres avec le Président Abdelaziz Bouteflika, l’ancien chef de la diplomatie algérienne a indiqué avoir “travaillé dans la proximité du Président  Bouteflika pendant près de vingt ans”, précisant que “nos conversations au cours de ces rencontres sont et demeureront du domaine du privé”.
S’agissant des marches pacifiques organisées à travers le territoire national, il a indiqué avoir “admiré le civisme, la responsabilité et le plus souvent la bonne humeur qui ont caractérisé le comportement de mes compatriotes de toutes les générations et dans toutes les wilayas”.
Il a en outre salué le “professionnalisme admirable” des forces de sécurité et à “la confiance qui s’est vite établie entre elles et la quasi-totalité des manifestants”.      Par ailleurs, M. Brahimi a précisé qu’il est “retraité certes, mais pas inactif”, soulignant qu’il doit assister, notamment dans le cadre de deux Organisations internationales indépendantes auxquelles il appartient à des visites et des réunions prévues de longue date.
Il faut donc s’attendre à des réactions virulentes à l’encontre de Brahimi dont le discours est loin d’être rassembleur !
Amir Hani
 
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