Référendum sur la Constitution : un faux-débat sur l'amazighité initié par des individus en mal d'idées - DIA
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Référendum sur la Constitution : un faux-débat sur l’amazighité initié par des individus en mal d’idées

DIA-18 septembre 2020: Une tentative de lancer un faux-débat sur l’amazighité et Tamazight est menée actuellement par des individus en mal d’idées. Ces individus veulent profiter du débat sur la révision constitutionnelle pour le dévoyer et focaliser sur une question qui a été tranchée, à savoir l’amazighité qui fait partie des constantes du pays, aux côtés de l’islam et l’arabité.

Ces individus dont des « hommes politiques » comme le président du Mouvement El Bina, Abdelkader Bengrina, tentent en fait de parasiter le débat sur la révision constitutionnelle en l’orientant vers des sujets qui touchent aux constantes nationales. En ce sens, Bengrina a suggéré de revoir l’article 4 de l’actuelle Constitution, sachant que cet article a été reconduit dans la mouture du texte soumis au référendum populaire le 1er novembre 2020.

Il faut rappeler à ces arabo-baâthistes qui sont derrière ce faux-débat, que Tamazight a été consacrée langue nationale par l’actuelle Constitution. L’article 4.3 de  la Constitution de 2016 (en vigueur) énonce : « Tamazight est également langue nationale et officielle ».

Afin de consolider Tamazight, le même article stipule : « Il est créé une Académie algérienne de la Langue Amazighe, placée auprès du Président de la République ». Mieux encore, le préambule de la Constitution souligne notamment : « Aboutissement d’une longue résistance aux agressions menées contre sa culture, ses valeurs et les composantes fondamentales de son identité que sont l’Islam, l’Arabité et l’Amazighité, dont l’Etat œuvre constamment à la promotion et au développement de chacune d’entre elles, le 1er Novembre aura solidement ancré les luttes présentes dans le passé glorieux de la Nation ».

En consacrant Tamazight langue nationale et officielle, c’est l’unité nationale qui se trouve consolidée, l’Algérie ainsi que les pays du Maghreb étant situés dans une région amazighe. La consécration de Tamazight avait permis aussi de mettre fin aux tentatives menées par d’autres énergumènes qui avaient fait de la cause amazighe un véritable fonds de commerce pour répandre leurs idées séparatistes.

Ainsi, Tamazight qui est un facteur de consolidation de l’unité nationale ne devrait en aucun cas servir des personnages qui œuvrent à diviser le pays à travers un discours haineux voire raciste. Ces individus tombent sous la loi relative à la prévention et à la lutte contre la discrimination et le discours de haine, promulguée et publiée dans le Journal officiel le mois d’avril dernier.

Une loi qui criminalise et sanctionne plusieurs actes, notamment la discrimination et le discours haineux, l’incitation à commettre ces actes et la création, la direction ou la supervision d’un site ou d’un compte électronique pour diffuser des informations faisant la propagation d’un quelconque programme d’idées ou d’information, de dessins ou de photos incitant à la discrimination ou à la haine.

Les plus hautes autorités du pays doivent intervenir pour recadrer le débat sur la Constitution et interdire pour ne pas dire criminaliser tous ceux qui veulent remettre en cause les constantes du pays. Car il s’agit d’une tentative d’atteinte à l’intégrité de l’Algérie et à l’unité de son peuple.

Amir Hani

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