Ségolène Royale dénonce le « montage » de France 2 contre l’Algérie (Vidéo)
DIA-28 janvier 2026: Dans un entretien accordé à la Télévision algérienne, Ségolène Royal, la présidente de l’Association France–Algérie, a révélé les raisons de son refus de participer à l’enquête controversée de la chaîne France 2, qu’elle a jugée offensante pour l’Algérie et politiquement orientée.
L’ancienne candidate à présidentielle française a déclaré : « J’ai refusé de participer à ce reportage. Il était prévu que j’intervienne dans la séquence des chaises rouges à la fin du sujet, mais en raison de la grande sensibilité du thème, j’ai demandé à visionner le film avant sa diffusion. Lorsque j’ai vu le reportage, j’ai dit clairement que je ne pouvais pas y participer et que je ne pouvais pas donner de légitimité à un travail qui porte totalement atteinte à l’Algérie. »
L’ex femme du président Hollande a également déclaré « Je ne peux pas contribuer à augmenter l’audience d’un travail orienté, d’autant plus que mon nom attire le public. J’ai exprimé ma position par écrit et j’ai déclaré que le contenu du reportage était totalement inacceptable. Je leur ai dit : imaginez que la télévision publique algérienne réalise un reportage similaire sur Emmanuel Macron. Quelle serait la réaction de la France ? Et comment peut-on concevoir un travail médiatique dépourvu de toute dimension professionnelle ?
Ségolène Royal a notamment révélé que « Le reportage a commencé à être préparé à l’époque où Retailleau était ministre de l’Intérieur, il n’est donc pas surprenant qu’il soit orienté. » avant d’ajouter « En examinant les objectifs de ce reportage, il apparaît clairement qu’il cherche à délégitimer les élus binationaux à travers un témoignage anonyme d’une élue. »
L’ancienne ministre de la république française a notamment déclaré : « Il n’existe aucune preuve de ce qui est avancé. Tous les consulats dans le monde restent en contact permanent avec leurs ressortissants ; il ne s’agit pas d’une ingérence mais d’une pratique normale. »
Enfin Ségolène Royal affirme qu’on est face à un mécanisme clair visant à semer le doute et à empoisonner le débat public concernant les élus binationaux. « C’est une méthode bien connue, et ce n’est pas un hasard si ce reportage est diffusé seulement deux mois avant les élections municipales« , conclue la présidente de l’Association France–Algérie.
Amir Hani