DIA | Visa pour l’image distingue Fabio Bucciarelli pour sa photo sur le malade du Covid
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Visa pour l’image distingue Fabio Bucciarelli pour sa photo sur le malade du Covid

DIA-06 septembre 2020: Le photographe italien Fabio Bucciarelli a remporté samedi le Visa d’or News, le prix le plus prestigieux du festival Visa pour l’Image, pour un reportage à Bergame, ville italienne à l’épicentre de la Pandémie de Covid-19.

Visa pour l’Image, principal festival de photojournalisme au monde, a également consacré l’Américain Bryan Denton, vainqueur du Visa d’or Magazine: durant six mois, il a saisi en Inde la perturbation du cycle de l’eau par le réchauffement climatique, entre sécheresses et inondations. Ces deux reportages ont été publiés par le New York Times.

Médaille d’or du Prix Robert Capa en 2013, pour un reportage à Alep (Syrie), Fabio Bucciarelli, 40 ans, était aux premières loges quand son pays a été le premier touché en Europe par la pandémie du coronavirus.

À Bergame, dans le nord de l’Italie, il a photographié la souffrance des malades dans leurs lits, entourés de soignants en combinaison blanche, des enterrements et des hôpitaux bondés durant les premières semaines de l’épidémie.

«Je ne voulais pas photographier des endroits vides, des gens avec des masques, je voulais entrer dans l’intimité des malades, aller dans leur maison», a expliqué à l’AFP le photojournaliste, «honoré» de recevoir la distinction d’un festival où il se rendait chaque année.

Il a travaillé en immersion, au sein d’une équipe de la Croix-Rouge, vêtu de la même combinaison à capuche que les infirmiers et médecins. «C’est aussi un travail de mémoire, dit-il, sur ce chapitre de notre histoire. J’ai gardé contact avec certains des malades. Ils ont été courageux». Pour la première fois, les «reporters de guerre habitués à couvrir des conflits loin de chez eux, ont pu travailler dans leur propre pays».

Ce qu’il a voulu capturer «c’est le virus de la solitude, c’est la pire facette de la maladie», dit-il. «C’est un travail d’une puissance phénoménale», juge le directeur historique de Visa pour l’image Jean-François Leroy.

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