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Assassinat de Ali Tounsi: Oultache revient sur ses aveux

DIA-27 février 2017: Chouaib Oultache, l’auteur présumé de l’assassinat de Ali Tounsi, ancien directeur général de la Sûreté nationale, est revenu sur les aveux qu’il avait faits lors de l’instruction, affirmant qu’il « n’a pas assassiné Ali Tounsi mais tiré quatre coups de feu le visant à la main ».
« Je n’ai pas assassiné Ali Tounsi, mais j’ai tiré quatre coups de feu le visant à la main », a dit l’ex-chef de l’unité aérienne de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), le colonel Chouaib Oultache lors de l’instruction.
Selon l’arrêt de renvoi, Chouaib Oultache a déclaré que le mobile de l’assassinat « n’a pas de lien avec la transaction de modernisation de la DGSN », affirmant qu’il avait tiré sur la victime parce ce dernier l’avait traité de « traître ».
Il a ajouté, selon la même source, qu' »il est entré dans le bureau de la victime pour demander le report de la réunion sur la transaction de modernisation de la DGSN et n’avait pas l’intention de commettre un crime, mais la victime l’avait accueilli de manière déplaisante, lui reprochant d’avoir attribué la transaction à son gendre, et l’avait traité de « traître », ce qui a poussé l’accusé à brandir son arme à feu et tirer sur l’ancien DGSN ».
Oultache a révélé être un ami proche de Tounsi
Lors de son interrogatoire par le juge Omar Benkherchi, Oultache a révélé être un ami proche de Tounsi, rappelant qu’il avait juste pointé son arme sur sa main droite « pour que la victime laisse tomber le coupe-papier qu’elle tenait et qu’il ne l’avait pas tué. Il était encore vivant lorsque le garde du corps de Tounsi est arrivé ».
« Je n’ai pas dirigé mon arme sur la tête de la victime. C’est complètement faux. Je l’ai pointée sur sa main droite », répétait Oultache qui revenait ainsi sur ses aveux faits lors de l’enquête judiciaire. Il a confié également qu’il n’était pas en désaccord avec la victime qui était un ami proche, ajoutant qu’Ali Tounsi l’avait désigné au poste de chef de l’unité aérienne de la sûreté nationale après avoir pris sa retraite de l’Armée.
« Je suis une personne exemplaire et minutieuse dans tout ce qu’elle entreprend. L’affaire de corruption qui a suivi a été fomentée pour servir de mobile d’assassinat », a-t-il encore dit. Selon l’arrêt de renvoi, Oultache avait avoué lors de l’enquête judiciaire, qu' »il avait pénétré le bureau de Tounsi pour demander le report de la réunion sur la transaction de modernisation de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) sans aucune intention de tuer. La victime l’avait reçu avec un visage blême l’accusant d’avoir cédé la transaction à son gendre, le traitant de traître ce qui a poussé l’accusé à diriger son arme sur le visage de la victime poury loger quatre balles ».
D’autre part, le juge a fait remarquer que l’expertise balistique avait établi que la victime était assise et recourbée pour ouvrir une enveloppe au moment où l’arme a été pointée contre elle contrairement à ce qu’avait déclaré l’accusé en disant qu’il était debout prêt l’agresser à l’aide d’un coupe-papier avant de lui tirer dessus ».
« Je ne reconnais pas cette expertise », rétorqua Oultache. Lors de son interrogatoire, Oultache avait dit avoir prémédité l’assassinat en tirant quatre balles sur la main droite de la victime lui causant des blessures.Selon la médecine légale, a affirmé le juge, la victime qui était assise n’a pas été touchée au niveau de la main mais de deux balles, une à la joue puis s’est déplacées aux poumons et une autre à la tête.
Oultache a déclaré que lors de son interrogatoire, il ne lui a pas été permis de tout révéler lors de l’enquête judiciaire, confiant qu' »il s’agit d’un scénario fomenté contre lui ». Concernant l’arme à feu sans permis utilisée par Oultache et son entrée au bâtiment de la DGSN sans passer à la fouille par les éléments de la sûreté, il a indiqué qu’en sa qualité de chef de l’unité aérienne de la sûreté nationale, il était en droit de porter une arme sans permis. Le juge Benkherchi a précisé que la loi ne l’habilitait pas à porter une arme à feu sans autorisation des autorités compétentes.
Mohamed Nassim
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