BIGtheme.net http://bigtheme.net/ecommerce/opencart OpenCart Templates

Feriel Furon ose réagir à la réintégration des journalistes de Canal Algérie

DIA-23 mars 2017: La petite fille du Bachagha  Bengana, Feriel Furon a très vite réagi sur sa page facebook à la publication de notre information sur la réintégration des journalistes de Canal Algérie, en indiquant que « c’est une bonne nouvelle et qu’elle se félicite de cette issue heureuse ». Comment peut-on réagir à une situation dans laquelle on a été déclencheur et largement responsable?  La petite fille de Bengana a une nouvelle fois raté l’occasion de se taire et de ne pas remuer le couteau dans la plaie.  Feriel Furon devrait d’abord s’excuser auprès des algériens des crimes que son grand père a commis contre la population autochtone de l’époque, avant de réagir à une affaire qui a défrayé la chronique médiatique.

Cette affaire a créé un grand malaise à Canal Algérie et même dans toute l’Algérie et auprès de la communauté algérienne vivant en Europe. Les journalistes qui ont donné une tribune àcette héritière de la pensée révisionniste, ont regretté amèrement leur geste et serontmarqués à jamais par la tournure qu’a prise cette affaire.

Amel Benchaib 

DIA-FERIEL FURON CANAL

TwitterGoogle+Partager

Voir Aussi

DIA-BOLLORE

Le fils de Bolloré s’installe en Algérie à travers son agence Havas

DIA-16 octobre 2017: Le groupe Havas qui est dirigé par le fils de Vincent Bolloré, ...

Un commentaire

  1. La poubelle de l’histoire des Bengana et ses odeurs fétides… Par le Docteur Amar Belkhodja. Écrivain et chercheur en histoire.
    Triste temps. Triste époque. Une descendante d’une « dynastie » de tyrans – les Bengana de Biskra – est venue chez nous pour nous insulter et insulter la mémoire de l’’Emir Abdelkader. Elle a ramené dans ses bagages un ouvrage dans lequel ses aïeux sont hissés au rang d’ »héroïques » résistants, traitant l’Emir Abdelkader d’avoir abandonné le combat au terme de trois années de résistance contre les envahisseurs français. Rien que ça.
    Décidément on a oublié de fermer hermétiquement les poubelles de l’histoire en pensant qu’elles avaient englouti à jamais une perfide féodalité qui s’était mise, très tôt, au service du colonisateur français et pris les armes contre Abdelkader, je jeune chef de la résistance.
    En ma qualité de membre fondateur de la Fondation Emir Abdelkader, je ne peux que m’indigner face à un affront que nous inflige une certaine Feriel, sans honte ni remords, dans un ouvrage bourré de mensonges, ouvrage qu’elle a écrit sur ses géniteurs biologiques, intitulé « Si Bouaziz, le dernier roi des Zibans ».
    Jusque-là, j’ignorai complètement que les Zibans avaient adopté un mode de gouvernance monarchique et que les Bengana étaient investis du titre que leur confère la royauté. En vérité, il s’agit d’une famille féodale, comme beaucoup d’autres disséminées partout dans le pays, qui se trouvait pratiquement en extra-muros par rapport à la notion de la patrie ou à l’appartenance à une nation. Le statut de ces « grandes tentes » était réduit à une soumission et à une collaboration des plus honteuses avec les envahisseurs français dans le but de conserver leur influence, leur autorité et leurs privilèges. L’historien Mahfoud Kaddache en parle :
    « La collaboration des grandes familles du Sud avec les militaires français leur avait également permis de sauvegarder leur influence et leurs privilèges. C’était le cas par exemple des Hamza Ouled Sidi Cheikh, des Sahraoui, des Ben Dhif de Bou-Saâda et de la famille la plus célèbre, celle des Bengana de Biskra ». (M.Kaddache –Histoire du nationalisme algérien – p. 73 – Tomme I – OPU).
    L’historiographie coloniale est, elle aussi, largement révélatrice sur le chapitre de la loyauté manifestée par certaines familles féodales à l’égard de l’autorité coloniale. La prestation de serment des Bengana en fait foi. En voici un échantillon : « La famille Ben Gana fit toujours preuve, à l’égard de la France, d’une absolue fidélité. En 1870, son chef adressait au gouvernement la lettre suivante : « Tant que le gouvernement français subsistera en Algérie, en vint il même à n’y être représenté que par un seul de vos nationaux, nous resterons vis-à-vis de lui dans la soumission la plus complète ». (L’Illustration – 1920 –p. 4437).
    Même dans la proclamation de la soumission, la compétition était ouverte en ce sens que chaque « grande tente » montrait son zèle pour prouver une plus haute fidélité que la voisine. En 1950, les cloches tintaient dans le Sud-ouest algérien à travers une déclaration « fracassante » d’un futur recteur de la mosquée de Paris :
    « Un des descendants de ces chefs (les Ouled Sidi Cheikh), le professeur Hamza Boubakeur (1) au cours des cérémonies qui se déroulèrent à Géryville en 1950, à l’occasion du 14 juillet, prononça un discours où il déclara notamment : « Aucune tribu, aucune communauté ne pourrait se vanter d’avoir servi la France avec autant d’éclat et de loyauté que nous ». (2) (L’Echo d’Oran – Juillet 1950 – Cité par
    Abdelkader Boutaleb – L’Émir Abdelkader et la formation de la nation algérienne – p. 227 – renvoi 2 – Ed. Dahlab – Alger – 1990).
    Mahfoud Kaddache notait dans ses écrits consacrés à cette étape : « La société des « Amis e la France » fondée en décembre 1937, regroupait autour de cheikh Bengana, les bachaghas Smati et si El Hachemi, les cadis Bensaci et Benhabylès et tous les « chefs indigènes » agents de l’administration française ». En ajoutant de surcroît : « Une délégation de « Grands chefs » (comprenant Bouaziz Bengana) débarqua à Paris ; on la promena de la Mosquée de Paris à la Présidence de la République en passant par e théâtre, le Sénat, la Course aux lévriers, le Conseil municipal de Paris et le Président Herriot. La plupart des délégués eurent l’occasion de réciter les refrains habituels : attachement des populations algériennes à la France et à la patrie française, communauté de destin indissoluble entre la France et l’Algérie ». (M. Kaddache – L’histoire du nationalisme algérien – p. 574 – OPU – Alger).
    Il y a tant de choses à dire et à raconter sur les auxiliaires « nationaux » de la France coloniale. Cependant rappelons tout de même que l’Emir Abdelkader, en même temps qu’il fit barrage aux envahisseurs français, combattait d’autres adversaires. Dans l’ouest algérien, ils avaient pour noms El Oribi de la région de Oued Rhiou, Mustapha Ben Smaïl de la région d’Ain-Temouchent et Mokhfi de la région de Sidi-Bel-Abbès. L’autre bastion d’une féodalité » trop attachée à l’armée française révélait, entre autres, deux noms tristement célèbres : Ferhat Ben Saïd Ben Bouakkaz et Andelaziz Bengana.
    Feriel, de grâce, fermez le couvercle de la poubelle. Cela sent trop mauvais.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *