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FID de Marseille: Atlal, un documentaire algérien remporte trois prix

DIA-21 juillet 2016: Après Hassan Ferhani avec son doc « Dans un tête un rond point », un nouveau jeune réalisateur algérien s’illustre à la 27e édition du prestigieux Festival International de Cinéma de Marseille (FID de Marseille), qui s’est tenu du 12 au 18 juillet,

Son film, Atlal (ruines ou vestiges en arabe) a remporté le 18 juillet le premier prix du FID et la mention spéciale du jury. Premier long métrage (100’).

Pour ce premier film, Djamel Kerkar part du douloureux, ce qui a meurtri l’Algérie dans les années 1990, la décennie noire. A l’écran, de fragiles images VHS, brouillées, enregistrées en 1998, scrutant par le détail mais comme sidérées, un champ de ruines battu par le vent : amas indistincts de béton envahis d’herbes folles, ferrailles saillantes, enchevêtrées. On est à Ouled Allal, bourgade qui fut le théâtre à l’automne 1997 d’une opération militaire de sinistre mémoire qui l’a alors éradiquée. Puis Ouled Allal, aujourd’hui. Le silence, toujours, mais les herbes folles, plus drues, plus denses y côtoient de nouveaux bâtiments tout juste sortis de terre ou en chantier, silhouettes fantômatiques. Un paysage où prennent corps, un à un, des visages et des récits d’hommes. Des paroles longuement déployées qui esquissent des Histoires différentes, affaire de générations. Depuis cette modeste terre se dessine, d’un temps à l’autre, tout un monde hanté par la guerre, entravé, pris entre la mémoire figée des combats d’avant-hier et celle impossible, confisquée, des disparus et des massacres restés impunis. Se souvenir ? Partir ? Un monde dont l’Histoire reste encore à écrire et dont les révoltes, les désirs et les rêves ne trouveraient de place qu’en chanson ou dans ces trois lettres inscrites sur un mur, MCA, le mythique club d’Alger. Et où se laissent deviner les ruines, moins visibles celles-ci, d’une société tout entière, ses non-dits, ses défaites et les frustrations de la jeunesse aujourd’hui.

Né en 1987 à Alger, Djamel Kerkar , a passé une partie de son enfance à Tunis.  Son premier court métrage en noir et blanc de 13’, s’intitulait Arkhabil (Archipel), en 2012. Il est aussi l’auteur de Earth is full of ghosts (Le monde est plein de fantômes), une fiction inspirée de la pièce d’Albert Camus, Le malentendu.

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