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Frappes américaines en Syrie : la Russie dénonce, les alliés approuvent et la Chine appelle au calme

DIA-07 avril 2017: La Russie a dénoncé vendredi les frappes américaines contre la Syrie comme une « agression contre un Etat souverain », les alliés de Washington applaudissant pour leur part cette première opération militaire américaine contre le régime de Damas.

– Le président russe Vladimir Poutine considère les frappes américaines contre la Syrie comme une « agression contre un Etat souverain », a déclaré le Kremlin, principal allié du régime de Bachar al-Assad.

« Cette action de Washington cause un préjudice considérable aux relations russo-américaines, qui sont déjà dans un état lamentable », a ajouté le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Moscou a annoncé la suspension de l’accord avec Washington sur la prévention d’incidents aériens en Syrie, et réclamé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU.

– L’Iran, autre allié du régime syrien, a lui aussi « vigoureusement » condamné les frappes américaines. Cette attaque ne fera qu' »aider les groupes terroristes qui sont en déclin et compliquer encore la situation en Syrie et dans la région », a affirmé Bahram Ghassemi, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

– Le président Bachar al-Assad porte « l’entière responsabilité » des frappes américaines, ont estimé la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande dans un communiqué commun, assurant que Washington les avait informés au préalable de son action.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a estimé que ces frappes étaient un « signal » qui doit conduire Russes et Iraniens à comprendre qu’ils ne peuvent plus soutenir « à bout de bras » le régime de Bachar al-Assad. Son homologue allemand Sigmar Gabriel a estimé que les frappes étaient « compréhensibles », tout en appelant à une solution politique sous l’égide de l’ONU.

– Londres a de son côté annoncé « soutenir pleinement l’action des Etats-Unis ». Ces frappes sont « une réponse appropriée à l’attaque barbare à l’arme chimique perpétrée par le régime syrien », a estimé un porte-parole de Downing Street.

– La Turquie s’est également félicitée de ces frappes américaines, qu’elle a jugées « positives », selon le vice-Premier ministre Numan Kurtulmus. « Le régime de (Bachar al-)Assad doit être puni entièrement sur le plan international », a-t-il ajouté dans des déclarations à la chaîne Fox TV.

– Autre allié de poids des Etats-Unis dans la région, l’Arabie saoudite a salué la décision « courageuse du président (Donald) Trump » et assuré qu’elle « soutenait pleinement » les frappes américaines, selon un responsable au ministère des Affaires étrangères.

Cette réaction mesurée est intervenue au moment même où l’agence officielle Chine nouvelle annonçait que le président Trump, qui a ordonné les frappes en Syrie lors d’un sommet en Floride avec son homologue chinois Xi Jinping, avait accepté de se rendre en visite en Chine en 2017.

– Le Japon soutient la « détermination » des Etats-Unis, a également annoncé son Premier ministre Shinzo Abe, jugeant que l’action américaine avait « eu pour but d’éviter une aggravation de la situation ».

– L’Autriche, un pays neutre, a indiqué « comprendre les motivations américaines », selon son ministre des Affaires étrangères Sebastian Kurz, tout en souhaitant un recours à l’Onu.

– Le Premier ministre tchèque Bohuslav Sobothis a estimé sur Twitter que « l’usage d’armes chimiques est un crime inacceptable. Espérons que la réaction rapide du président Trump aidera à prévenir de nouvelles attaques chimiques en Syrie ».

La Chine appelle au calme

La Chine a appelé vendredi à « éviter toute nouvelle détérioration de la situation » en Syrie après les frappes américaines contre une base militaire du régime de Damas, tout en condamnant « l’usage d’armes chimiques, par n’importe quel pays ».

Cette réaction est intervenue au moment même où l’agence officielle Chine nouvelle annonçait que le président américain Donald Trump, qui a ordonné les frappes en Syrie en marge d’un sommet en Floride avec son homologue chinois Xi Jinping, avait accepté de se rendre en visite en Chine en 2017.

Le président Trump a annoncé jeudi avoir ordonné des frappes punitives contre le régime syrien de Bachar al-Assad, qu’il accuse d’avoir « lancé une horrible attaque avec des armes chimiques contre des civils innocents » dans la localité de Khan Cheikhoun.

« Nous sommes profondément choqués » par l’attaque visant Khan Cheikhoun, « que nous condamnons fermement (…) Nous nous opposons à l’usage d’armes chimiques, par n’importe quel pays ou organisation, quelles que soient les circonstances et l’objectif », a affirmé en réaction Mme Hua Chunying, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

La Chine plaide cependant pour « une enquête indépendante et complète »: « Nous avons besoin de preuves irréfutables », a relevé Mme Hua.

Pour autant, « en relations internationales, la Chine s’oppose toujours à l’usage de la force et recommande le dialogue pour résoudre pacifiquement les conflits (…) Nous appelons ainsi à une résolution politique de la question syrienne », a-t-elle aussitôt ajouté.

« L’urgence pour le moment, c’est d’éviter toute nouvelle détérioration de la situation (…) nous espérons que toutes les parties impliquées conserveront leur calme et se garderont de toute escalade des tensions », a insisté la porte-parole de la diplomatie chinoise.

Interrogée sur la légitimité du président syrien, elle a répondu: « Le président Bachar al-Assad a été élu par le peuple syrien (…) C’est au peuple syrien de déterminer l’avenir du pays ».

Cette première opération militaire des Etats-Unis en Syrie intervient alors que Donald Trump recevait jeudi et vendredi son homologue chinois Xi Jinping pour un premier sommet entre les deux dirigeants dans sa luxueuse villa de Mar-a-Lago en Floride.

La Syrie est une pomme de discorde entre les deux puissances. La Chine, comme membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, a mis son veto à six reprises depuis 2011, à chaque fois aux côtés de la Russie, à toute résolution sur la Syrie, s’opposant farouchement à toute intervention américaine.

Le 28 février dernier, un nouveau veto sino-russe avait torpillé une résolution de l’ONU qui prévoyait des sanctions contre la Syrie pour son utilisation d’armes chimiques dans le conflit.

Jeudi soir à l’ONU, la Chine faisait par ailleurs partie des dix membres du Conseil cherchant à éviter un nouvel affrontement entre la Russie et les puissances occidentales, en proposant une résolution de compromis demandant une enquête sur l’attaque chimique présumée contre la ville de Khan Cheikhoun.

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