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KBC lance sa grande émission « Ki Hna Ki Nass » dans un contexte difficile

DIA-12 juin 2016: La chaîne appartenant au groupe de Issad Rebarab, KBC vient lancer une grande émission copiée sur le concept du Grand journal de Canal +, intitulé « Ki hna ki nass ».  L’émission a été conçue et produite par le patron de la boite propriétaire de KBC, Ness Prod géré par Mehdi Benaissa et réalisé par des techniciens étrangers Kurdi Eez et Hani Korde, alors que la réalisation artistique a été confiée à Hanane Boudjemaa, l’épouse de l’animateur principal Mustapha Kessaci, sur qui repose l’ensemble de l’émission. Connu pour son professionnalisme et son élégance dans le discours Mustapha Kessaci joue beaucoup sur ce coût là.

Le décor de l’émission a été monté sur un plateau immense de plus de 400 m carré. Le décor et la lumière ont été soigneusement copiés sur le modèle de l’émission de Canal +, même si le décor est inversé. Pour l’équipe, la production a introduit trois chroniqueurs Hmida Ayachi (dans le volet politique), Abdou Semar (Toujours brouillon et agressif) Salima Abada (une comédienne et chanteuse un peu perdue dans son rôle de chroniqueuse), alors que Idir Benaibouche et son complice Fodil Assoul reprennent le fameux duo comique De Caunes-Garcia qui avait fait fureur sur l’ancêtre LGJ, Nulle part ailleurs sur Canal+. Les textes sont signés par Oussama Benhassine et Louz Djalel.  La première émission diffusée ce week-end sur KBC a été marquée par un clash ridicule entre le président du MSP Makri et le chroniqueur Abdou Semar, sur un prétendu traitement privilégié du président du MSP à aéroport d’Alger. Des échanges qui ont fait baisser le niveau de l’émission, sachant que les autres intervenants n’ont pas la même ambition de faire le faire le buzz. Makri qui était visiblement préparé à ce genre d’exercice a su sortir du guêpier de l’émission. Mais on est largement loin des analyses politiques d’Apatie, des questions pièges d’Ali Badou ou encore des décryptages de Karim Rissolli.

Abdou Semar le maillon dangereux de l’émission 

Étonnant choix du rédacteur en chef de l’émission Mustapha Kessaci, de maintenir un chroniqueur comme Abdou Semar qui était responsable de l’arrêt de l’émission El dajzairia Week End. Le contexte politique et juridique de la chaîne ne se prête à ce genre de risque surtout que la justice doit statuer sur l’affaire dans quelques jours. A quoi bon lancer une grande émission alors que le sort de KBC n’est pas encore réglé. La justice peut à tout moment arrêter l’émission car pour tout programme de ce genre, le responsable de la chaîne doit obtenir une autorisation pour utiliser un tel studio. Une situation d’instabilité qui met tous les employés dans une situation de doute et de crainte. Une même situation est vécue par les auteurs de Ness Stah (L’ex Jornane Gosto), qui n’ont pas été virulent dans leurs sketchs contre le pouvoir en attendant la décision de la justice.

Le coût d’une émission à risque 

Si le grand journal était trop cher pour Bolloré, (L’émission coûtait 100 000 euro/jour), celle de KBC est abordable pour les finances de Rebrab, qui est connu pour être toujours à coté de ses sous. En faire une quotidienne, ca va être un gouffre financier et surtout un handicap pour les auteurs et les responsables qui travaillent dans l’ombre pour préparer l’émission.  Dans une société algérienne qui n’est pas habitué au débat et aux critiques, il sera difficile de réussir cette émission tous les jours. Mais certains numéros seront à la hauteur. Déjà avec la venue de Nordine Ait Hamouda, on s’attend à un numéro de haute voltige. Mais le tout est conditionné par le jugement que la justice donnera dans quelques jours.     Salim Bey

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