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Mohamed Laïd Benamor (Président de la CACI) : « Le développement, un challenge collectif »

DIA-17 avril 2017: Deux idées maîtresses ont structuré les déclarations que Mohamed Laïd Benamor a faites, hier, à l’édition du mois d’avril « (des) Forums de l’ESAA (Ecole supérieure algérienne des affaires)» ; une rencontre mensuelle à laquelle sont invitées des personnalités du monde économique et des affaires algérien. Et dont le thème était, cette fois-ci, « L’entreprise dans son écosystème économique». La nécessaire visibilité que doit avoir toute personne, soit engagée dans un acte de production, soit souhaitant se lancer dans un investissement ou soit en cours de formation, quant au sort de ce qu’elle fait ou compte entreprendre, respectivement, pour les deux premiers cas, et à son avenir, pour le troisième, et le caractère impératif de penser collectivement le développement, ont, en effet, constitué les deux axes autour desquels le président du Groupe Benamor, de la CACI et du Conseil d’administration de l’ESAA, a articulé l’allocution préliminaire qu’il y a prononcée et les réponses qu’il a faites aux questions qui lui y ont été posées. Partant de l’expérience propre du groupe qu’il dirige, il a longuement plaidé pour la concrétisation et la généralisation de ces deux idées. Qui découlent de son intime conviction, fortement soulignée, que « tout acte de développement ne peut être que collectif ». Pour mieux faire ressortir la pertinence de ces idées, au demeurant, intimement liées, Mohamed Laïd Benamor s’est longuement étalé sur l’évolution de la principale activité de son groupe ; la production du concentré de tomate, à savoir. Faisant un historique de cette activité, « lancée en 1986 », il a souligné le caractère positif de son évolution depuis que les producteurs de tomates avec lesquels son groupe traite, ont acquis cette visibilité. Qui leur a été fournie, a-t-il dit, par le partenariat « gagnant-gagnant » que le groupe leur a proposé et dans lequel ils sont aujourd’hui pleinement engagés. Un partenariat qui consiste « à produire, en utilisant des plants qu’il leur fournit, pour le compte du groupe ». Et qui a permis aux uns et autres de trouver leur compte : les producteurs en étant assurés découler leur production et ce, quel que soit son volume, et le groupe Benamor, de ne pas craindre une quelconque rupture d’approvisionnement. Sauf que cette « situation idyllique » a mis du temps pour se concrétiser. Ni les producteurs et encore moins les transformateurs qui, selon le président du groupe Benamor, considéraient que « c’était à l’Etat de donner des garanties (à ceux-ci) quant à l’écoulement de leur production », n’ont pas voulu s’engager dans un tel partenariat, au début ». Ce qui a contraint, a-t-il ajouté, « son groupe à s’y engager seul, en 2004, avec une dizaine de producteurs seulement ». Aujourd’hui, ils sont, selon le documentaire qui a été projeté en l’occasion, « 2000 producteurs, totalisant une superficie agricole de culture de la tomate industrielle de 10 000 ha, à s’être engagés avec le groupe Benamor ». Un engagement qui leur a permis de faire porter leur production moyenne à l’hectare de 15 tonnes, en 2004, à 75 tonnes présentement. Et, par la même, permis au groupe « d’assurer 80% de la production nationale de tomate concentrée ». Pour Mohamed Laïd Benamor, cette synergie réussie entre tous les intervenants – pépiniéristes, producteurs et transformateurs – dans la filière de la tomate industrielle « fera de l’Algérie, à l’horizon 2020, un acteur de premier plan (dans la production de tomate concentrée) dans tout le bassin méditerranéen ». Une synergie que son groupe œuvre, depuis quelque cinq années, à appliquer dans le secteur de la céréaliculture. Non sans reconnaître la difficulté de la tâche comparativement à la filière tomate industrielle, le président du groupe Benamor a expliqué la nécessité d’y appliquer le principe « Penser collectivement et agir durablement  pour augmenter la production», par au moins trois raisons : la nécessité de réduire la facture d’importation – qui s’est chiffrée à 2,4 milliards de dollars, en 2016 – dans le domaine ; la mise en place, par l’Etat, d’un système rémunérateur – 450 dollars la tonne ; ce qui est, a précisé Mohamed Laïd Benamor, « unique au monde » – favorable aux producteurs de céréales; et son refus de voir l’Algérie, par ses importations de blé, « continuer d’encourager les producteurs du Canada, de France et d’Australie ». Elargissant sa réflexion, il a déclaré que cette synergie entre tous les intervenants dans une filière peut et doit être élargie à toutes les filières de l’agroalimentaire. La nécessité d’une visibilité pour les opérateurs économiques a été également soulignée par le président de la CACI quand il a abordé la situation du climat des affaires en Algérie. Chose à laquelle œuvre, a-t-il dit, la CACI. Et ce, par, entre autres, «la réalisation d’une cartographie économique nationale » qui sera, a-t-il ajouté, « d’une grande utilité non pas uniquement pour les opérateurs économiques nationaux mais également pour les universitaires qui s’intéressent au secteur économique, les pouvoirs publics et les potentiels investisseurs étrangers ». Et ce, « de par la richesse et la diversité des renseignements qu’ils y trouveront sur les potentialités économiques de chaque wilaya du pays, sur les zones d’activité y existant, sur les besoins de chacune d’elles, et sur les infrastructures de base dont elles disposent ».  Interrogé sur la chute des prix du pétrole et sur le nouveau modèle économique nationale, Mohamed Laïd Benamor a qualifié la première de « mal nécessaire » qui nous permettra de « réfléchir sur une utilisation plus sérieuse des énergies renouvelables et des nouvelles technologies » ; des domaines qui, a-t-il dit, « présentent des opportunités illimitées ». Et laissé entendre que le second n’est pas vraiment une priorité pour les opérateurs économiques : « On n’a pas besoin d’un nouveau modèle économique pour créer de la richesse », a-t-il, en effet, répondu au confrère qui l’a interrogé sur le sujet. Et de poursuivre, non sans préciser au passage que « les opérateurs économiques ont la capacité de s’adapter à toutes les situations » : « Ce dont nous avons besoin, c’est qu’on nous règle les problèmes du foncier industriel et des lourdeurs administratives… »

Mourad Bendris   

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