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70 jours après son intronisation à la tête du FLN: un bilan mitigé pour Ould Abbès

DIA- 09 janvier 2017: 70 jours après son intronisation en catastrophe à la tête du FLN, le bilan de Djamel Ould Abbès reste mitigé. Si le nouveau SG du FLN a su instaurer une certaine unité et sérénité  parmi ses troupes, il n’en demeure pas moins que le parti connait des agitations internes.

En effet, M.Ould Abbès a réussi à rassembler toute la famille du FLN, avec pour mot d’ordre  l’union sacrée.  Le parti n’a plus droit à l’erreur à la veille des législatives. Afin d’assainir ses rangs, Ould Abbas a entamé le chantier de la moralisation des pratiques au sein des institutions du parti. Il a déclaré la guerre aux pratiques malsaines, comme la Chekara, qui a été érigée en valeur au sein du parti. « Avec moi, la chekara, c’est fini! « , avait-il déclaré dès qu’il a pris les rênes du parti.

Au sujet des candidatures aux prochaines législatives, Djamel Ould abbes est catégorique: « il n’y aura pas de parachutage, ni de ministres, ni d’autres personnes. Chacun doit revenir à sa base« .

Sur la scène politique, M.Ould Abbès est présent et marque son territoire. Il a reçu de très nombreuses personnalités politiques et diplomatiques. Il a aussi reçu, à sa demande, le candidat à la présidentielle française, Arnaud Montebourg.

D’autre part, le SG de la première force politique du pays a réussi également à faire revenir à la maison l’association des anciens condamnés à mort, ainsi que  la grande majorité des membres du secrétariat national de l’Ugta, et fort probablement l’ordre des architectes, qui adhère à sa ligne politique et qui compte bien le soutenir durant la campagne électorale pour les prochaines législatives.

Par ailleurs, il a reçu la totalité des mouhafedhs en un laps de temps très court.

Et c’est la que ça coince pour Ould Abbès. Car si à première vue le parti semble vivre en sérénité, il n’en demeure pas moins qu’un vent de révolte souffle sur les mouhafedhs. Ces derniers sont congédiés l’un après l’autre. On cite le mouhafedh d’Oran-Centre qui a fait l’objet d’un retrait de confiance publiquement, et simultanément même scénario pour les commissaires politiques des wilayas d’Arzew et de Tizi Ouzou, ainsi que celui de Sétif. Selon certains observateurs ces derniers ont été écartés en raison de leur proximité avec l’ancien SG, Amar Saadani. Ainsi des bruits affirment que  cela s’apparente beaucoup plus à une purge qu’à une simple rébellion spontanée.

Djamel Ould Abbes quelques jours après sa prise de fonction, limite les pouvoirs des membres du bureau politique du FLN, dans leur majorité désignés et acquis à l’ex-SG du parti. Pour preuve, au bout de la deuxième réunion du BP, le nouveau maître des lieux énonce l’interdiction aux membres de l’instance dirigeante du parti d’interférer dans la confection des listes électorales. Djamel Ould Abbes appuyait ses décisions par des déclarations publiques aussi fracassantes que menaçantes, faisant savoir qu’il détiendrait des preuves sur des cas de corruption liés au marchandage de places dans les futures listes électorales.

Sa vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux diminue également sa cote de popularité. Interpellé à son arrivée au siège du FLN à Hydra par un citoyen démuni, le secrétaire général du FLN, filmé par différentes chaines TV et caméras amateurs, a utilisé un langage assez rétrograde et blessant en demandant à celui qui lui parlait « Balaa Foumek »  (Ferme ta gueule).

Toutefois, l’on assiste au retour discret de Abdelaziz Belkhadem sur la scène politique. Différentes sources médiatiques prédisait son retour au FLN. Mais Ould Abbès est catégorique à son sujet et confirme officiellement la fin des contacts entrepris avec l’ancien chef de gouvernement et ex-SG, Abdelaziz Belkhadem, qui avait accordé un entretien à la chaîne américaine, CNN, où il avait tenus des propos qui ont déplu en haut lieu.

En tout cas en haut lieu, on observe avec prudence le parcours parsemé d’épines du nouveau SG du FLN, et son attitude politique et médiatique n’est pas apprécié dans le sérail, au point qu’on lui a demandé d’annuler sa conférence de presse prévue le 14 janvier.

Lamine Réda

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