DIA | Comment Trump a convaincu le Maroc de «reprendre» ses «relations diplomatiques» avec Israël ?
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Comment Trump a convaincu le Maroc de «reprendre» ses «relations diplomatiques» avec Israël ?

DIA-10 Décembre 2020: Le Maroc a confirmé jeudi 9 décembre qu’il allait «reprendre des relations diplomatiques» avec Israël «dans les meilleurs délais». 

Lors d’un entretien téléphonique avec le président américain Donald Trump, le roi du Maroc Mohammed VI a indiqué que son pays allait «reprendre les contacts officiels (…) et les relations diplomatiques dans les meilleurs délais» avec l’État hébreu, est-il indiqué dans un communiqué du Palais royal.

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué jeudi soir un accord de normalisation «historique» avec le Maroc et évoqué la mise en place sous peu de «vols directs» entre les deux pays. Dans une allocution télévisée, le chef du gouvernement israélien a aussi «remercié» le roi du Maroc pour cette «relation chaleureuse» entre les deux pays.

Le Maroc et Israël avaient déjà ouvert dans les années 1990 des bureaux de liaison à Rabat et à Tel Aviv, jusqu’à leur fermeture au début des années 2000.

Bahreïn et les Émirats arabes unis ont déjà accepté ces derniers mois de normaliser leurs relations avec Israël, dans le cadre des accords dits d’Abraham, menés par la Maison-Blanche représentée par Jared Kushner, gendre et conseiller de Donald Trump.  

Le Soudan a également donné son accord de principe pour faire de même, et selon Jared Kushner, la reconnaissance d’Israël par l’Arabie saoudite est « inéluctable ».

Jusqu’à présent, le Maroc affichait une position constante sur le règlement du conflit israélo-palestinien, se disant pour une solution à deux États avec Jérusalem-Est « comme capitale » de l’État auquel aspirent les Palestiniens et contre la politique de colonisation d’Israël dans les Territoires palestiniens occupés.

Le roi du Maroc préside le « Comité Al-Qods » (Jérusalem en arabe), créé par l’Organisation de la coopération islamique pour œuvrer à la préservation du patrimoine religieux, culturel et urbanistique de la Ville sainte. La visite du pape François en mars 2019 avait été l’occasion pour lui de réaffirmer sa volonté de « préserver » Jérusalem comme « lieu de rencontre et symbole de coexistence pacifique ».

Contrepartie

La question de la normalisation des relations entre Rabat et Israël avait été relancée en février dernier à l’occasion d’une visite officielle au Maroc du chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

À l’époque, des médias israéliens assuraient que Rabat serait prêt à faire un geste en contrepartie d’un soutien américain à la position du Maroc sur le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole que se disputent les Marocains et les indépendantistes du Front Polisario soutenus par l’Algérie.

Donald Trump, qui quittera la Maison-Blanche le 20 janvier, a ainsi annoncé dans le même temps sur Twitter qu’il avait signé jeudi une proclamation reconnaissant la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.

« La proposition sérieuse, crédible et réaliste du Maroc sur le plan d’autonomie est la seule base pour une solution juste et pérenne afin d’assurer paix et prospérité ! », a-t-il écrit.

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