DIA | Confidentiel: Une franco-tunisienne spécialiste des révolutions arabes à la tête de l’IFA
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Confidentiel: Une franco-tunisienne spécialiste des révolutions arabes à la tête de l’IFA

DIA-29 septembre 2021: L’institut Français d’Algérie (IFA) a depuis ce mois de septembre une nouvelle directrice: Ahlem Gharbi, une franco-tunisienne natif de Bizerte, qui possède un CV parfaitement chargé. Contrairement à ses prédécesseurs, la nouvelle directrice de l’IFA n’est pas issue du monde de la culture, mais une spécialiste de la politique arabe. Elle est également la première maghrébine à occuper ce poste très influent à l’Ambassade de France. 

Elle avait rejoint le ministère des Affaires étrangères en 2004 comme responsable Afrique du Nord et Moyen-Orient du service des affaires immobilières. Elle changera de poste tous les deux ou trois ans, et gravit les échelons jusqu’à devenir conseillère diplomatique à la représentation française auprès de l’ONU.

Elle avait pourtant quitté le groupe Total, où elle était directrice déléguée pour les affaires internationales chargée de la zone Afrique du Nord, Moyen-Orient et Afrique depuis 2015, pour rejoindre l’Élysée, elle avait déjà une expérience de dix ans au service de l’État.

En 2011, elle avait travaillé à l’ambassade de France au Caire comme « deuxième secrétaire chargée de la politique intérieure et des droits de l’homme », en pleine révolution arabe. A cet époque, le Quai d’Orsay lance un petit webdocumentaire: chroniques d’une diplomatie de terrain, on voit une Ahlem Gharbi tout sourire rendre visite à des partis issus de la révolution de 2011 ou observer des manifestations de la place Tahrir depuis un balcon 

Cinq ans plus tard, en juin 2017, elle accompagne le nouveau président français au Maroc à l’occasion d’une « visite personnelle ». C’est le premier déplacement du chef de l’État en terre maghrébine. Elle sera également du voyage lors de la visite « d’amitié et de travail » de Macron en Algérie et de sa visite d’État en Tunisie. À cette dernière occasion, elle voyage aux côtés du chercheur et spécialiste du monde arabe Gilles Kepel, sous la direction duquel elle a soutenu son DEA à Sciences-Po Paris entre 2000 et 2001, après une licence d’arabe à la Sorbonne.

Elle avait travaillé sous l’autorité de Philippe Étienne, conseiller diplomatique de Macron, et de son adjoint, Aurélien Lechevallier. Avec ce dernier, elle avait conseillé le président français lors des discussions entre les frères ennemis libyens Fayez al-Sarraj et Khalifa Haftar à La Celle-Saint-Cloud, dans la région parisienne, en juillet 2017.

Mariée au numéro 2 de l’Ambassade de France à Alger, Ahlem Gharbi est une excellente connaisseuse de la région du Maghreb, au service d’une diplomatie tracée par l’Ambassadeur Gouyette qui renouvelle son vocabulaire et ses approches sans changer fondamentalement de cadre.

Amir Hani 

1 Comment

  • Mellah hocine
    30 septembre 2021 16:24

    Institut français d’Algérie , pour le commun des algériens , nombreux ceux qui s’y rendent , doit refléter toute la culture française originale et non d’assimilation.
    Une réflexion sans aucune connotation raciale , mais placer une personne issue du monde arabe c’est déformer en quelque sorte cette identité française que la France voulait placer en Algérie.
    Une tunisienne , même française , ne peut en aucun cas faire admettre les missions de l’IFA à l’ensemble de ses adhérents.
    Le gouvernement français veut faire travailler ce genre de personne , il n’a qu’à les garder dans des institutions basées en France.

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