DIA | Crise politique et instabilité : doit-on continuer de refuser des élections en démocratie ?
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Crise politique et instabilité : doit-on continuer de refuser des élections en démocratie ?

DIA-20 septembre 2019: Ce qui se passe sur la scène politique en Algérie est plutôt inquiétant pour ne pas dire suicidaire. Alors que le pays est sans Président élu depuis le 2 avril dernier, suite à la démission de l’ancien président de la République, Abdelaziz Bouteflika, des parties continuent de refuser l’organisation d’une élection présidentielle.

Si l’élection présidentielle, prévue le 4 juillet dernier, a été avortée en raison du contexte de l’époque, caractérisé par l’absence de candidats et le maintien des figures de l’ancien système, l’élection du 12 décembre prochain intervient dans un tout autre contexte.

La période de transition et l’instabilité que connait l’Algérie depuis le début du Hirak le 22 février dernier, commencent à peser dangereusement sur le pays. Sur le plan économique, les signaux sont alarmants dans la mesure où la crise politique empêche toute activité économique. Les opérateurs économiques et les investisseurs appréhendent cette situation, ce qui se répercute sur l’économie du pays.

De ce fait, le retour à la normale passe par l’organisation d’une élection présidentielle pour élire un président légitime. Or, il se trouve que des partis dits démocratiques, refusent la tenue de cette élection plaident pour une période de transition, laquelle risque d’aggraver davantage la crise politique en Algérie.

A titre d’exemple, depuis le début du Hirak, le 22 février dernier, les délégations et les personnalités étrangères qui effectuent des visites de travail en Algérie se comptent sur une seule main. L’absence de ces échanges diplomatiques se répercute évidement sur l’économie, avec une réduction drastique de l’investissement.

Refuser d’aller vers l’élection présidentielle demeure suicidaire car ceux qui anticipent sur une fraude électorale ou tout autre trafic, œuvrent pour le maintien du statuquo pour le pas dire le pourrissement.  La mise en place d’une nouvelle Autorité pour l’organisation des élections et le transfert de toutes les prérogatives en la matière du ministère de l’Intérieur à cette Autorité, demeurent des garanties pour que les prochaines élections ne soient pas entachées de fraude.

Les parties qui refusent d’aller vers l’élection présidentielle en privilégiant l’option d’une période de transition auront adopté un comportement antidémocratique. Or, le meilleur moyen de pratiquer la démocratie, c’est d’aller voter et empêcher l’adversaire de gagner. C’est en somme à se demander quelle démocratie ces parties veulent appliquer.

Aujourd’hui, le pays est à la croisée des chemins et les périodes de transition ont souvent fait perdre un temps qui ne pourra jamais être rattrapé. Vivement l’élection d’un président et le retour à la normale car la crise politique et l’instabilité ouvrent la voie à tous les dérapages et les abus.

Amir Hani