La FAF abandonne la piste Antar Yahia et s’intéresse à Karim Belhocine
DIA-07 juillet 2026: Le directeur sportif de la JS Kabylie, Yazid Mansouri, vit dans l’attente et l’inquiétude après la circulation d’informations faisant état d’un intérêt pour l’entraîneur de l’équipe, Karim Belhocine, dont le nom aurait été proposé parmi les candidats susceptibles de succéder à Vladimir Petković à la tête de la sélection nationale algérienne.
Selon une source bien informée citée par El Khabar, une réunion est prévue ce soir à Alger entre Mansouri et Belhocine afin d’évoquer cette question et de connaître la réalité de cet intérêt ainsi que son degré de sérieux.
Depuis l’élimination jugée « désastreuse » de l’équipe nationale lors de la Coupe du monde, et alors que plusieurs médias annoncent la fin imminente de l’aventure de Petković à la tête des Verts, dans l’attente d’un accord juridique pour résilier son contrat, ces mêmes sources affirment que le président de la Fédération algérienne de football (FAF), Walid Sadi, privilégierait désormais la nomination d’un entraîneur algérien pour remplacer le technicien suisse.
Le nom de l’ancien défenseur international Anthar Yahia a rapidement émergé. Ce dernier aurait même eu des discussions avec le président de la FAF, avant que cette piste ne soit rapidement abandonnée. Plusieurs explications circulent : certains évoquent le fait que le contrat de Petković n’a pas encore été officiellement résilié, tandis que d’autres soulignent qu’Anthar Yahia ne possède pas les diplômes d’entraîneur exigés. D’autres sources indiquent également que l’actuel consultant de la chaîne AL24 News serait convaincu que la divulgation de son nom visait avant tout à détourner l’attention de l’échec de la sélection au Mondial.
Au-delà de la polémique autour d’Anthar Yahia, Karim Belhocine apparaît aujourd’hui comme l’un des profils les plus crédibles pour prendre les rênes de l’équipe nationale.
Né en 1978, l’entraîneur algérien remplit d’abord le principal critère recherché par la FAF : sa nationalité algérienne. Il possède également un riche parcours professionnel en Belgique, où il a évolué dans plusieurs clubs, notamment Courtrai, Charleroi, le Standard de Liège et Beveren. Au cours de sa carrière de joueur, il a notamment bénéficié du soutien et de l’accompagnement de l’entraîneur aujourd’hui disparu, Rachid Belhout.
Après avoir mis un terme à sa carrière de joueur en 2015, Belhocine s’est reconverti dans l’entraînement. Il a occupé les fonctions d’entraîneur adjoint puis d’entraîneur principal au sein de plusieurs clubs, notamment Courtrai, Charleroi et Anderlecht, avant de rejoindre le Watford FC en Angleterre en tant qu’adjoint. Il a ensuite accepté de revenir en Algérie pour prendre en main la JS Kabylie, une décision motivée, selon plusieurs sources, par des considérations familiales et sociales.
La valeur de Karim Belhocine ne se limite pas à son expérience sur le banc. Il a également joué un rôle majeur dans l’émergence de nombreux joueurs algériens en Europe. Il a notamment contribué à l’essor de Youcef Atal, Adam Zorgane, Abdelkahar Kadri, Titraoui et plus récemment Nadir Benbouali, qui ont tous poursuivi leur carrière en Belgique grâce à ses recommandations directes. Il a également entraîné d’autres internationaux algériens, à l’image de Sofiane Hanni.
Autre élément marquant de son parcours : il a largement contribué à l’ascension de l’actuel sélectionneur du Maroc, Mohamed Ouahbi, en lui offrant l’opportunité de rejoindre son staff à Anderlecht. Cette expérience a permis à Ouahbi de passer progressivement de l’encadrement des équipes de jeunes du club belge à des responsabilités plus importantes.
L’ensemble de ces éléments fait de Karim Belhocine un candidat crédible pour prendre les commandes de la sélection algérienne. Au-delà de sa nationalité, il possède la prestigieuse licence UEFA Pro, un parcours professionnel solide, une expérience significative du haut niveau ainsi que des relations privilégiées avec de nombreux joueurs de la diaspora algérienne évoluant en Europe.
Mohamed Nassim