La France indemnise des tirailleurs sénégalais qui ont combattu....en Algérie (Vidéo) - DIA
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La France indemnise des tirailleurs sénégalais qui ont combattu….en Algérie (Vidéo)

Après de longues années de bataille judiciaire et administrative, les tirailleurs sénégalais recrutés par l’armée française dans les colonies, vont percevoir leur minimum vieillesse, révèle franceinfo ce mercredi 4 janvier.

Pour l’instant, une « vingtaine de dossiers » a été validée, a confirmé le ministère des Solidarités à nos confrères du service public. Parmi ces vétérans africains, qui sont tous âgés de 90 ans ou plus et dont le nombre est aujourd’hui estimé à une quarantaine en France par l’Office des anciens combattants, la plupart sont nés au Sénégal, mais certains ont également la nationalité mauritanienne ou malienne. Ils ont principalement combattu en Indochine et en Algérie.

Faute d’indemniser les tirailleurs sénégalais qui ont combattu durant la grande guerre, aux côtés des soldats français, l’Etat français se rattrape pour indemniser des tirailleurs qui ont combattu durant la guerre d’Indochine et surtout la guerre d’Algérie, qui étaient des guerres de colonisation. Les tirailleurs sénégalais sont accusés d’avoir commis des crimes aux côtés des soldats français en Algérie.

C’est suite à la diffusion du film du réalisateur Mathieu Valdepied consacré à la mémoire de ces soldats africains, Tirailleurs, qui ont combattu durant la première guerre mondiale sort justement ce mercredi 4 janvier dans les salles de cinéma. Porté par les acteurs Omar Sy et Alassane Diong, il raconte l’histoire d’un père et de son fils peuls enrôlés par l’armée afin de combattre pour la France, en 1917.

Nés dans les anciennes colonies françaises en Afrique et enrôlés pour combattre au côté des troupes françaises dans les différents conflits où Paris était engagée, ces tirailleurs étaient jusqu’alors obligés de vivre au moins six mois de l’année dans l’Hexagone pour percevoir leur pension. Depuis des années, ils luttaient pour pouvoir finir leur vie dans leur pays d’origine, aux côtés de leur famille.

Le minimum vieillesse de 950 euros est la seule allocation concernée par cette « mesure de tolérance » pour le moment, toujours selon franceinfo. L’Association pour la mémoire des tirailleurs sénégalais réclame toutefois que les tirailleurs puissent également percevoir la CAF ou leur pension d’invalidité depuis leur pays d’origine.

C’est Napoléon qui a créé ce corps de l’armée, la « force noire » dont les membres sont appelés « tirailleurs » de manière générique, en 1857 au Sénégal. Entre 1939 et 1945, plus de 300 000 Africains issus des colonies de l’Afrique occidentale française (AOF) et de l’Afrique équatoriale française (AEF) ont combattu pour la France. Parmi eux, près de 150 000 hommes ont été incorporés, parfois de force, dans le corps des tirailleurs sénégalais.

Amir Hani 

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