Législatives 2026 : le FLN, le RND et El Moustakbal gagnent la bataille d'Alger - DIA
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Législatives 2026 : le FLN, le RND et El Moustakbal gagnent la bataille d’Alger

DIA-05 juillet 2026: Le Front de libération nationale (FLN) confirme son statut de première force politique dans la capitale. Selon les résultats provisoires des élections législatives du 2 juillet, le parti historique conserve la majorité des sièges attribués à la wilaya d’Alger, devançant nettement ses principaux concurrents. Ce scrutin, marqué par une faible participation à l’échelle nationale, a une nouvelle fois consacré le poids des grandes formations politiques traditionnelles dans la plus importante circonscription électorale du pays. 

À l’échelle nationale, les premiers résultats confirment la domination du FLN à Alger (7 sièges) suivi du RND (5 sièges) du Front El Moustakbal (6 sièges) et des principales formations islamistes comme le MSP et le parti du Front de la justice et du développement de Djaballah. Les résultats définitifs devront encore être validés par les autorités compétentes avant la proclamation officielle de la composition de la nouvelle Assemblée populaire nationale. 

Le FLN réalise ainsi une performance qui lui permet de rester la première force parlementaire à Alger. Derrière lui, le parti d’El Moustakbal de Fateh Boutbig qui poursuit sa progression et renforce son implantation dans la capitale et le Rassemblement national démocratique (RND) de Monder Bouden confirme son retour au premier plan en décrochant plusieurs sièges, parmi eux on notera l’élection de journaliste de l’ENTV Fatma Zohra Bensafi.

Les partis à référentiel islamiste réussissent également à maintenir une présence significative. Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) conserve des élus dans la wilaya d’Alger, alors que le Mouvement El-Bina obtient également une représentation parlementaire. Ces deux formations continuent de constituer le principal bloc de l’opposition islamiste au sein de la future Assemblée populaire nationale. 

Echec cuisant pour le RCD et le PT

En revanche, le scrutin prend des allures de désillusion pour plusieurs partis de l’opposition démocratique. Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), pourtant historiquement implanté dans certaines régions du pays, ne parvient pas à décrocher le moindre siège dans la capitale. Même constat pour le Parti des travailleurs (PT), absent de la répartition des sièges à Alger malgré sa participation au scrutin.

Le FFS sauve la mise pour les démocrates

Seul le FFS sauve la mise avec l’élection de deux ténors de la politique en Algérie; l’ancien secrétaire national du FFS Ahmed Djeddai et et l’ancien diplomate et ministre du commerce Mohand Amokrane Cherifi. Ces figures constituent un renforcement du FFS à l’APN en matière de crédibilité et expérience politique.

Cette configuration traduit une concentration des suffrages en faveur des grandes formations disposant d’un solide appareil militant et d’une implantation locale durable. Le nouveau mode de scrutin avec vote préférentiel a également favorisé les partis capables de mobiliser efficacement leurs électeurs autour de candidats identifiés.

Au-delà de la répartition des sièges, cette consultation est marquée par un taux de participation provisoire de 20,79 %, l’un des plus faibles enregistrés lors d’élections législatives en Algérie. Cette forte abstention constitue l’un des principaux enseignements du scrutin et pose la question de la mobilisation électorale, malgré le renouvellement du paysage politique et les nouvelles règles électorales mises en place pour cette échéance. 

Amir Hani 

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